CHUV
Les activités du CHUV
MENU
Service
d'alcoologie
Accueil > Patients et familles > Témoignages > Témoignage de Nathalie Kissling

Prendre un rendez-vous

Prise en charge

Témoignage de Nathalie Kissling


Nathalie Kissling


Trouver des outils pour lutter

Elle s’appelle Nathalie Kissling. Jeune quadragénaire, souriante et dynamique, elle donne l’image d’une femme bien dans sa peau.

Mais derrière ce sourire chaleureux se cache une cicatrice qui se referme doucement: Nathalie vit depuis des années avec un problème d’alcool: «je travaillais dans la restauration. De nature festive, je ne me posais pas de question comme j’assumais plus ou moins mes responsabilités. Et puis un jour, j’ai fait une grosse dépression. J’ai tenté de mettre fin à mes jours. Et je me suis retrouvé à Cery...

Nathalie réalise durant sa prise en charge psychiatrique que l’alcool est la source des problèmes: «on m’a admise en alcoologie pour une cure de 3 semaines, mais je n’avais pas encore mis le mot alcoolisme dans ma tête. Je pensais que l’alcool ne faisait qu’aggraver mon état. J’ai fait la même démarche que les autres patients, avec 5 jours de sevrage total, même si cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas bu, à cause de mon hospitalisation... Et au fil du temps, je me suis laissée totalement prendre en charge par l’équipe soignante.»

En sortant de son traitement, Nathalie reprend un métier dans la même branche: «j’avais quelques outils pour lutter, mais je n’avais pas encore réalisé que c’est toute ma vie qui devait changer. Une année plus tard, j’ai rappelé Tamaris. J’avais repris la boisson, mais j’étais confiante, parce que c’était moins grave, et parce que je savais qu’eux pourraient m’aider et me diriger dans mes choix.»

Durant son second séjour, Nathalie fait de nombreuses découvertes grâce aux ateliers proposés par le service. «Ils m’ont permis de comprendre mes montées d’émotions. Aujourd’hui, chez moi, je pratique régulièrement des séances de méditation qui me permettent de mieux accueillir les événements qu’ils soient bons ou mauvais». Nathalie suit aussi des cours de sophrologie «pour continuer à me faire du bien après avoir passé des années à me faire du mal avec l’alcool. Cela me convient, et me mène dans une dynamique de travail dans laquelle je ne suis pas toute seule. Il y a de l’écoute, on peut vider son sac et dire des choses que l’on pensait ne jamais pouvoir exprimer. Et cette fois, j’ai compris qu’il fallait changer. Et grâce au très bon travail de Tamaris, je suis sur le bon chemin!»