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A court terme

L'alcool peut avoir des effets à court terme sur la santé.


La gueule de bois

Maux de tête, soif, sudations, vertiges: tous les signes de la gueule de bois sont là. Et, contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont probablement ni l’alcool ni ses produits de dégradation qui sont à l’origine de ces symptômes. En cause: les congénères. Entendez par là certaines substances contenues dans les boissons alcooliques, à commencer par le méthanol. Ce composé chimique serait à l’origine de tout ou une partie des symptômes de la gueule de bois. Résultat: plus les alcools contiennent un taux élevé de méthanol, plus les gueules de bois sont intenses. Le vin, le bourbon ou le brandy ont ainsi des effets plus sévères sur l’organisme que la vodka ou l’alcool pur. La gueule de bois altère la capacité de concentration et diminue les performances professionnelles.


Le coma éthylique

Les intoxications à l’alcool peuvent prendre une tournure sévère: c’est le coma éthylique. La victime d’un coma perd souvent conscience, sa tension artérielle est basse, sa respiration rapide et superficielle et sa température corporelle en dessous de la normale. On observe également, dans certains cas, des signes de relâchement musculaire. Direction à suivre: l’hôpital. Faute de soins, le coma éthylique peut être mortel.


L’alcool au volant

La moitié des accidents mortels sur la route sont imputables à l’alcool. Un à deux verres suffisent à altérer l’aptitude à la conduite. Les statistiques sont parlantes. Une personne de 25 ans qui prend le volant avec un taux d’alcool de 0,5 pour mille a cinq fois plus de risque de perdre la vie que si elle n’avait rien bu.


La violence et l’alcool

Les violences commises sous l’emprise de l’alcool font régulièrement la une des journaux. L’alcool ne rend pas forcément agressif. Reste qu’il a un impact sur le cerveau et qu’il est susceptible de modifier le comportement. Il diminue la sensation de peur et les capacités à gérer les situations conflictuelles. L’alcool a aussi une répercussion sur la gestion des émotions. En clair, on peut être amené à prendre des risques inconsidérés et perdre plus rapidement son sang-froid


La sexualité

L’alcool désinhibe et peut affecter le libre-arbitre. Le risque de rapports sexuels non-protégés augmente et, avec lui, ceux de grossesses non-désirées ou de maladies sexuellement transmissibles. Plus mécaniquement, l’alcool peut perturber l’érection chez l’homme et diminuer le plaisir chez la femme.


Les médicaments et l’alcool

Alcool et médicaments forment un cocktail explosif. L’alcool interagit de manière négative avec plus de 150 médicaments. La plupart d’entre eux sont d’utilisation courante.

La somnolence et le manque de concentration induits par les antitussifs, les antidépresseurs, les tranquillisants ou les antiallergiques sont renforcés par l’alcool. Les risques au volant ou en  manipulant des machines sont accrus. L’association d’alcool avec des anti-douleurs, le paracétamol par exemple, peut être à l’origine de lésions graves au niveau du foie. Aspirine et alcool ne font pas non plus bon ménage. L’aspirine accélère l’absorption de l’alcool dans le sang avec, pour corollaire, une élévation brutale de l’alcoolémie.

Enfin, la consommation simultanée d’alcool et de certains médicaments utilisés dans le traitement du diabète peut provoquer un malaise sérieux, associé à des palpitations, une rougeur du visage, des nausées et des vomissements. L’interaction de l’alcool avec certains antibiotiques a les mêmes effets.