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Centre de la prostate
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«Je ne regrette pas mon choix»

Julien* est aujourd’hui un ancien patient guéri du cancer de la prostate. Il revient sur le chemin qui l’a mené tout au long de son traitement vers la guérison.


«Mon cancer de la prostate a été découvert à l’occasion d’un examen de dépistage chez mon médecin de famille, débute Julien, 77 ans. Une prise de sang a révélé que mon taux de PSA (une protéine qui sert à déceler des modifications pathologiques de la prostate), qui montait régulièrement depuis plusieurs années, avait dépassé les normes admises.» Julien est alors référé chez un urologue pour procéder à des investigations complémentaires. Une biopsie confirme le diagnostic. «A la suite de cet examen, on m’a préconisé des séances de radiothérapie, plus sûres en raison de mon âge, poursuit Julien. Même si je savais que les rayons sont focalisés très précisément sur la prostate, je craignais néanmoins que mon intestin, situé en-dessous, ne soit touché. J’ai alors choisi d’être opéré.»

On lui conseille de privilégier un centre où ce type d’interventions est couramment pratiqué. Il s’adresse alors au CHUV et rencontre le Prof. Jichlinski, chef du Service d’urologie. «Ce dernier m’a aussi proposé de suivre des séances de radiothérapie, mais il a écouté mon souhait et, après avoir validé mon état de santé, a accepté l’opération, sourit Julien. J’ai été soulagé de constater que ma demande était respectée, et je ne le regrette pas!» Celle-ci a lieu le 23 juin 2012. Toute la tumeur peut être enlevée. «Quand je me suis réveillé de l’anesthésie, je ne sentais que des douleurs légères, précise Julien. J’étais même étonné de me porter aussi bien!»

Durant l’hospitalisation et lors des rendez-vous de contrôle post-opératoires, Julien est suivi par Mme Codeluppi, infirmière référente pour le cancer de la prostate. «Elle est formidable, résume Julien. Elle m’a proposé de m’expliquer plus en détails le déroulement de l’intervention que j’avais subie et ses conséquences. Toujours disponible et serviable, j’ai pu la solliciter dès que j’avais des inquiétudes, même à mon retour à la maison. Elle m’a notamment rassuré lorsque j’ai eu des écoulements d’urine, dus à l’ablation du sphincter interne, qui, heureusement, n’ont duré que deux mois. Même si c’est une dame, ça ne m’a pas gêné de parler de ce genre de problèmes intimes avec elle! D’ailleurs, nous avons gardé un très bon contact.»

Des examens ont confirmé que Julien est guéri. Son taux de PSA est aujourd’hui tellement bas qu’il ne peut pas être mesuré. Il a repris ses activités comme avant: «Peu après l’opération, j’ai fait une longue marche de 5 heures avec une amie le long du glacier d’Aletsch. A la fin, elle était épuisée et n’avait plus de souffle, et moi j’étais bien plus en forme qu’elle!»  


*Prénom d’emprunt