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Endocrine, mélanome sarcome et transplantation

Surrénalectomie


Les glandes surrénales sont des petits organes situés au-dessus de chaque rein. Il y a en a donc deux, mais une seule suffit à assurer une fonction normale. Chaque glande surrénale est en fait constituée de deux couches pour la production de plusieurs hormones :

  • couche externe : le cortisol (notre propre cortisone), l’aldostérone (qui règle la pression du sang), et les hormones sexuelles.

  • couche interne : l’adrénaline et la noradrénaline (hormones de stress).


Les maladies

Des tumeurs bénignes (non-cancéreuses) ou malignes (cancéreuses) peuvent survenir dans une ou les deux glandes surrénales. On distingue les tumeurs en rapport avec leur production hormonale :

  • Tumeurs fonctionnelles (produisant une hormone en excès) :

    • Cortisone : syndrome de Cushing (hypertension, fatigue, prise de poids, diabète)

    • Aldostérone : syndrome de Conn (hypertension, manque de potassium)

    • Hormones sexuelles : syndromes virilisants ou féminisants

    • Adrénaline et noradrénaline : «Phéochromocytome» (hypertension sévère)

  • Tumeurs non fonctionnelles :

    • Tumeurs bénignes ou malignes (rares, le risque de malignité augmente avec la taille).

    • Métastase d’un autre cancer (par exemple du poumon, du colon) dans une glande surrénale.

On peut également rencontrer des «incidentalomes» : Il s’agit de nodules de la glande surrénale découverts fortuitement à l’occasion d’un scanner pour investiguer une autre maladie. Ces nodules peuvent correspondre à plusieurs entités (décrites ci-dessus). Les deux priorités sont d’une part de pouvoir écarter la possibilité d’une tumeur fonctionnelle (par les dosages d’hormones) et d’autre part, en fonction de la taille et de l’évolution radiologique, la possibilité d’un cancer. Les petits nodules non-fonctionnels peuvent être suivis par des radiographies (CT-scan) et si leur taille reste stable, ne nécessitent aucun traitement.


Opérations

La préparation de l’opération nécessite des investigations complémentaires : dosages hormonaux, examens radiologiques (CT-scan ou IRM) et de médecine nucléaire (Scintigraphie), qui vous seront expliqués. La résection d’une glande surrénale malade peut être effectuée par 2 techniques :

  • Chirurgie minimalement invasive (laparoscopie) : La chirurgie par laparoscopie est actuellement la méthode de choix. Elle est réalisable en fonction de la taille du nodule et de la suspicion de cancer. La laparoscopie ne nécessite que 3 à 4 petites incisions permettant l’introduction d’une caméra et de plusieurs instruments fins et longs dans la cavité abdominale. La méthode a l’avantage d’être moins traumatisante que la chirurgie ouverte. De plus, les douleurs postopératoires sont moindres et le séjour hospitalier plus court.

  • Chirurgie ouverte : La chirurgie ouverte reste la méthode chirurgicale utilisée dans le cas de tumeurs volumineuses ou suspectes de cancer. L’accès à la glande est effectué par une incision plus grande à travers la paroi abdominale ou dans le flanc. Le désavantage est un temps d’hospitalisation et de récupération plus longs. Dans certaines situations très particulières, on peut réaliser la résection partielle d’une glande surrénale. Si on enlève une seule glande surrénale, cela n’a pas de conséquence fonctionnelle, car la deuxième glande peut assurer la production des hormones. En cas de résection des deux glandes surrénales (surrénalectomie bilatérale), un traitement hormonal de substitution est nécessaire.