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Parce que le high-tech ne suffit pas


Pour le prof. Nicolas Demartines, chef du service, la technologie n’est pas le seul outil-miracle pour faire évoluer la chirurgie. Un peu de bon sens et une équipe impliquée permettent aussi de faire des progrès considérables. Entretien.


Avec plus de 2500 interventions chirurgicales effectuées chaque année, le Service de chirurgie viscérale est l’un des plus actifs du CHUV. Son chef, le prof. Nicolas Demartines, affronte ainsi chaque jour depuis son arrivée en 2006 les défis que peut entrainer une telle cadence. Avec toujours le même objectif: garantir au patient des soins irréprochables, en prenant également le temps de veiller à son confort (douleurs, angoisses liées à l’opération). "L’anesthésie est d’une importance capitale, explique le chef de service. Nous avons de la chance d’avoir les meilleurs professionnels avec nous, afin d’endiguer parfaitement les réactions qu’une opération peut produire sur le corps.

L’équipe, le meilleur des instruments

Mais dans le contexte actuel où la médecine se spécialise de plus en plus, trouver la meilleure organisation des équipes représente également l’un des plus gros défi: comment faut-il répartir les chirurgiensau mieux? Par spécialité? Par expérience?

Pour trouver la solution, le prof. Demartines et son équipe (soignants, médecins et personnel administratif) ont planché durant 6 mois, peu d’hôpitaux s’étant penché sur cette problématique jusqu'à maintenant, que ce soit en Suisse ou au niveau international. Le fruit de leur réflexion, en vigueur depuis le début de l’année 2013, se base sur la méthode ERAS ("Enhance Recovery After Surgery", littéralement "récupération post-opératoire optimisée"), qui vise une prise en charge du patient prenant en compte tous les aspects possible, par le biais de plusieurs améliorations (voir infographie Icone fichier (135Kb)).

"En parallèle, nous avons également réorganisé le service en 5 équipes (ou teams) concernant chacune une partie du corps", explique le prof. Demartines. Cette réorganisation, officialisée en janvier 2013, vise plusieurs objectifs: "Nous espérons que cette façon de faire améliorera de manière significative le suivi des patients – qui ont toujours les mêmes interlocuteurs – mais aussi des médecins, qui peuvent ainsi se focaliser sur ce qu’ils savent faire de mieux."

Devant ce succès, le Service de chirurgie viscérale a reçu de nombreux contacts d’autres services du CHUV ainsi que d’autres hôpitaux souhaitant utiliser la "recette".  "Je suis très heureux de voir que notre succès contribue à casser les vieux dogmes qui régissaient l’organisation d’un hôpital, conclut le professeur. Et nous sommes particulièrement attentifs de ne pas en créer de nouveaux. Parce qu’on peut avoir le matériel le plus perfectionné au monde, il ne sert à rien si l’on garde la même philosophie qu’il y a 30 ans!"