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Centre hospitalier universitaire vaudois
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Favoriser la recherche: un service nous donne sa recette

Au CHUV on soigne, on forme et on cherche. On cherche même beaucoup ! Au sein du Service de chirurgie viscérale, par exemple, 122 travaux de recherche sont actuellement recensés et chaque année une trentaine d'études sont publiées.

Publié par Rachel Perret Antille

Des centaines de travaux scientifiques sont menés chaque année au CHUV, conjointement à l’activité clinique et de formation. S’il est difficile d’avoir une vision exhaustive de l’ensemble des recherches en cours dans toute l’institution, l’ampleur des montants décrochés par les services pour financer leurs études donne une idée de la richesse de la recherche au CHUV: 66 millions rien qu’en 2016 (fonds externes uniquement, type recherche européenne ou Fonds national suisse, sponsoring, dons de mécènes ou de fondations privées)!

Comment encourage-t-on cette émulation et en quoi est-elle importante? Le Service de chirurgie viscérale, qui comptabilise 122 travaux de recherche et une trentaine de papiers publiés chaque année, nous fournit quelques éléments de réponse.

Encouragement et encadrement

Nicolas Demartines pousse ses équipes à s’investir dans des projets de recherche depuis qu’il a repris la tête du service, en 2006. «Chez moi c’est assez simple: quiconque veut progresser dans le service doit faire de la recherche. C’est important pour garder sa fraîcheur intellectuelle, sa capacité à se remettre en question et éviter le risque de scléroser sa pratique.»

Comment cela s’intègre-t-il dans le travail clinique et la charge quotidienne du service (entre 70 et 80 patients par jour répartis sur quatre étages et autant de blocs opératoires)? «Le temps dévolu à la recherche est malheureusement pris presque uniquement sur le temps libre, reconnaît Nicolas Demartines. La rédaction des protocoles et leur validation par la commission d’éthique exigent beaucoup d’effort de la part du chercheur, qui doit également informer les patients de sa démarche, en toute transparence et en lui accordant la possibilité de retirer sa participation à tout moment. Pour soutenir ce travail colossal, nous avons mis en place une structure comprenant deux infirmières entièrement dévolues à la recherche. J’ai aussi un rôle de facilitateur, notamment pour tout ce qui touche au financement des projets et à la recherche de fonds. Je relis et corrige tous les papiers qui sortent du service et j’apporte mon aide au moment de la publication.»

Le service a également trouvé un financement pour un poste de médecin assistant comprenant un temps protégé pour la recherche. C’est l’idée du programme «Pépinière», mis en place par le CHUV et la FBM en 2016.

La recherche comme source d’apprentissage…

Un autre élément important, selon Nicolas Demartines, réside dans la constitution d’une équipe qui favorise une certaine émulation entre ses membres, à la fois solidaires et concurrents. Gaëtan-Romain Joliat, médecin assistant en 5e année, en fait partie. « J’ai actuellement plusieurs projets de recherche clinique en cours. J’avoue y consacrer une grande partie de mon temps libre, mais pour le moment la satisfaction que j’en retire dépasse cet investissement temporel. Je considère la recherche non seulement comme une façon d’apporter une modeste pierre à l’édifice de la connaissance médicale, mais aussi comme une source d’apprentissage. On apprend effectivement beaucoup en se plongeant dans un domaine particulier ou une pathologie spécifique et en y épluchant différentes facettes. La recherche développe également des compétences complémentaires à celles que nous acquérons en clinique. L’expression orale ou la transmission scientifique de résultats par exemple.»

… et de plaisir

Martin Hübner, médecin cadre du service, dirige un groupe de recherche dans le domaine de la chirurgie colorectale, carcinose péritonéale et le programme ERAS. «Traduire des résultats en clinique c’est quelque chose d’absolument fascinant et cela procure beaucoup de satisfaction. Je pense que c’est cette motivation-là qu’il faut avoir pour faire de la recherche. Y consacrer ses nuits et ses week-ends en pensant à sa carrière uniquement serait bien trop dur. La recherche doit rester une source de plaisir.»

 

Cliquez ici pour avoir un aperçu des recherches qui ont marqué l’année 2016!





Dernière mise à jour le 24.07.2017 15:31