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Historique du CHUV

Les origines du CHUV remontent au 13e siècle: la Maison-Dieu et l’hospice de Villeneuve est fondée en 1236. La vente d’une partie de ses biens au 19e siècle servira à la création d’un hôpital cantonal à Lausanne, qui sera agrandi et modernisé au fil des ans.


La Maison-Dieu et l'hospice de Villeneuve

1236
Aymon de Savoie
, seigneur d’Agaune et seigneur du Chablais, fonde la Maison-Dieu et l’hospice de Villeneuve. Par l’acte de donation fait et signé à Chillon le 25 juin 1236, il dote cette institution de biens et de privilèges, dont des vignes qui existent encore aujourd’hui. L’acte précise: «Nous avons construit, fondé et édifié une Maison-Dieu pour le soutien des pèlerins et des pauvres, et aussi des malades».

Hospice de bienfaisance, l’hôpital de Villeneuve offre lit et nourriture aux pauvres et surtout aux pèlerins. Au 13e siècle, il est fait état de 1100 hôtes quotidiens.

Hospice cantonal vaudois. Estampe en creux, aquatinte par Martens Frédéric (1840-1850)

Hospice cantonal vaudois. Estampe en creux, aquatinte par Martens Frédéric (1840-1850)
© Musée historique de Lausanne - C. Bornand

Jacques Regamey. L'Asile d'aliénés de Cery près Lausanne (1873). Reproduction C. Bornand

Jacques Regamey. L'Asile d'aliénés de Cery près Lausanne (1873). Reproduction C. Bornand
© 1990, Faculté de médecine, UNIL

Le premier hôpital cantonal

1277-1279
A Lausanne, l’Hôpital Notre-Dame ou «Grand Hôpital», dédié à la Vierge Marie, est construit à la Cité-Dessous, actuel emplacement du Gymnase de la Mercerie. Agrandi à plusieurs reprises, il est reconstruit en 1766 sur le même emplacement.


1806
Le 22 mai 1806, le Grand Conseil vaudois décide la cessation des activités de l’Hôpital de Villeneuve. Le produit de sa liquidation doit servir à la fondation d’un «Hôpital cantonal à Lausanne». L’Hôpital de Villeneuve cesse toute activité le 1er novembre 1806.

Racheté par le Conseil d’Etat en 1806, l’Hôpital Notre-Dame devient l’«Hôpital cantonal». Il comporte quelque 100 lits. Dans l’établissement cohabitent patients atteints de maladies graves, aliénés et détenus. Les détenus quittent l’établissement en 1826, et celui-ci subsistera en tant qu’hôpital jusqu’en 1874, puis sera transformé en école.