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Informations pratiques

Vous allez être hospitalisé en psychiatrie

Cette page vous informe des grandes lignes de la prise en charge dans l’un des services du Département de psychiatrie du CHUV.


Les différents types d'admission

Une révision complète du droit de protection de l’adulte et de l’enfant est entrée en vigueur le 1er janvier 2013. Ce nouveau droit fédéral apporte des changements sur les mesures de protection et tend à favoriser l’autodétermination des personnes dans un état de faiblesse et ayant besoin d’assistance. Il vise à donner à la personne, autant que possible, les moyens de faire respecter sa volonté.

Il existe deux possibilités d’être admis dans un hôpital psychiatrique, à savoir:

  • l’admission volontaire

  • le placement à des fins d’assistance (PLAFA).

Admission volontaire

L’admission est volontaire lorsque vous avez demandé vous-même votre hospitalisation. Elle est également volontaire si elle a été demandée par votre médecin traitant avec votre accord. A votre arrivée à l’hôpital, un médecin évaluera votre besoin en soins. Si votre hospitalisation est confirmée, il vous priera de signer un formulaire d’admission et vous expliquera vos droits et devoirs.

Il est à noter que même si un patient est entré volontairement à l’hôpital, le médecin-chef de l’établissement psychiatrique peut le retenir contre son gré pendant 3 jours au maximum, si une sortie prématurée met en danger sa propre vie, son intégrité corporelle ou celle de tiers. Passés ces 3 jours, la personne peut sortir de l’hôpital si le placement n’a pas été confirmé par l’autorité de protection de l’adulte (Justice de Paix) ou par un médecin autorisé par le droit cantonal.

Le placement à des fins d’assistance (PLAFA)

Si votre état de santé requiert de recevoir une assistance ou un traitement particulier qui ne peuvent vous être donnés dans un contexte autre que celui d’une hospitalisation, vous pouvez être soumis-e à une décision de placement à des fins d’assistance dans un établissement approprié.

Seuls sont compétents pour ordonner ce séjour:

  • L’autorité de protection de l’adulte (Justice de Paix)
    Le placement est d’une durée indéterminée. La nécessité de la mesure est réévaluée une première fois au plus tard après 6 mois puis, si elle est maintenue, à nouveau après 6 mois. Ensuite, un réexamen est réalisé aussi souvent que nécessaire, mais au moins une fois l’an.

  • Les médecins désignés par le droit cantonal
    Le placement est d’une durée de 6 semaines au maximum. Passé ce délai, la mesure est confirmée par l’autorité de protection de l’adulte, faute de quoi la personne sort de l’hôpital.

Avant le placement, le ou la patient-e est entendu-e par la Justice de Paix ou examiné-e par un médecin habilité. La décision de placement lui sera communiquée par écrit avec une indication des voies de recours. Si le ou la patient-e souhaite déposer un recours, l’équipe soignante de l’unité qui l’accueillera le ou la renseignera sur cette démarche et l’aidera à la faire. Le délai de recours est de 10 jours à compter de la notification de la décision. Le ou la patient-e peut aussi demander à être assisté-e pendant son séjour par une personne de confiance qui aura le droit de lui rendre visite, mais qui n’aura pas le pouvoir de prendre des décisions.

Le PLAFA est régi au niveau fédéral par le Code civil (art. 426 ss). Au niveau cantonal, il l’est par la Loi sur la santé publique (art. 56 à 58 LSP) ainsi que par la Loi d’application du droit fédéral de la protection de l’adulte et de l’enfant (art. 21 ss LVPAE).


L'arrivée

Au moment de l'arrivée du patient, notre équipe de réceptionnistes l'aidera à remplir les formalités d’usage et répondra à ses questions d’ordre administratif. Dans la plupart des cas, il aura un premier entretien avec le médecin de garde et un ou une infirmier-ère qui l'orienteront vers l’une de nos unités de soins et lui proposeront les premières mesures thérapeutiques en fonction de ses difficultés.

Par la suite, un membre de l’équipe infirmière l'accompagnera dans l’unité au sein de laquelle il sera admis. Il répondra également à ses questions et veillera au bon déroulement de son admission. Il sera attentif à son intégration dans l’environnement hospitalier et lui présentera en détail le cadre de son unité de soins.

Durant les heures qui suivent l'arrivée ou dès le lendemain, le patient se verra attribuer un ou une référent-e de chaque profession intervenant dans ses soins. La prise en charge psychiatrique implique la participation du patient et de ses proches dans les limites du secret médical et du respect de sa sphère privée. En cas de nécessité, les proches seront sollicités en vue de compléter les informations utiles à son traitement, voire de participer directement à des rencontres avec les médecins, l’équipe infirmière et les assistant-e-s sociaux-ales.

Durant la première phase du séjour, les besoins du patient seront évalués et un plan de soins sera établi d’entente avec lui. Nous travaillons dans une réelle volonté de partenariat et nous l'encouragerons à partager ouvertement ses préoccupations et ses questions. Notre équipe pluridisciplinaire veillera au bon déroulement des différentes étapes de sa prise en charge.


Les soins au quotidien

Durant le séjour du patient à l’hôpital, une équipe pluridisciplinaire organisera sa prise en charge thérapeutique en intégrant les dimensions physique, psychique, sociale et spirituelle. De plus, un médecin et un-e infirmier-ère de référence seront ses interlocuteurs privilégiés et veilleront, par le biais d’entretiens individuels, à offrir un programme de soins personnalisés.

L'hospitalisation a lieu dans un établissement public du canton de Vaud réglementé par la loi sur la santé publique (lsp). Cette loi accorde beaucoup d’importance à la collaboration entre soignant-e-s et patients et donne une place centrale avant chaque acte médical au principe du consentement libre et éclairé des personnes capables de discernement.

L’évaluation de cette capacité peut être particulièrement complexe dans le domaine de la psychiatrie. En effet, les troubles psychiques peuvent altérer temporairement le discernement du patient et donc sa capacité de juger raisonnablement de son état de santé.

Dans la mesure du possible, ces soins se font avec l'accord du patient sur la base d’objectifs fixés avec lui-même et régulièrement évalués. Ils peuvent être dispensés sous forme d’entretiens psychothérapeutiques, de prescriptions de médicaments ou d’activités thérapeutiques, telles que l’ergothérapie, la physiothérapie ou d’autres formes de soins corporels.

L’ensemble des soignant-e-s veillera au respect d’un certain nombre de règles de la vie communautaire dans le but de garantir l’efficacité des soins et d'assurer une bonne qualité de vie durant l’hospitalisation.


La sortie

L'hospitalisation concerne la période aiguë de l'affection du patient. Elle peut être complétée par un suivi ambulatoire. Ainsi, dès l'admission du patient, nous veillons à ce que sa sortie soit intégrée dans le projet de soins. Elle est organisée dès que l'état de santé le permet.

Les suites du séjour à l’hôpital seront préparées avec le patient et, le cas échéant, avec ses proches et les soignant-e-s qui assureront le suivi ambulatoire à sa sortie. Tout traitement hospitalier est orienté vers le retour et le maintien à domicile. Pour cela, nous mettons en contact le patient avec une équipe soignante à l’extérieur (le médecin traitant, les consultations ambulatoires du Département de psychiatrie ou le Centre médico-social de sa région, etc.). Cependant, il arrive que le retour à domicile ne soit pas envisageable.

Nous devons alors organiser avec le patient un autre lieu de vie, par exemple en foyer ou dans un EMS. Si l'admission a été décidée par une autorité de justice (civile ou pénale), l’autorité ayant pris la mesure de placement est également compétente pour décider de la fin de l'hospitalisation. Le patient a le droit de recourir contre la décision de chacune des autorités qui ont décidé du placement.