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Alcool santé Introduction En Suisse, 17% de la population majeure consomme de l’alcool chaque jour ou presque, ce qui met notre pays au quatrième rang européen derrière l’Italie (43%), le Portugal (33%) et la France (26%). L’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme (ISPA) dans son rapport « Alcool, tabac et drogues illégales en Suisse de 1994 à 1996 » précise que bien qu'ils ne boivent pas nécessairement de l’alcool, tous les jours et qu’ils ne souffrent pas de problèmes sérieux liés à l’alcool, approximativement 20% des Suisses sont des consommateurs à risque. Consommateurs à risque, qui êtes-vous? Malgré un intérêt scientifique croissant visant à définir les risques et les bénéfices de l’alcool sur la santé, le seuil à partir duquel la consommation d’alcool engendre un surplus de maladies et d’accidents n’a pas été déterminé avec précision. Une ébauche de consensus semble cependant se dessiner à partir des résultats d’études évaluant le niveau de consommation d’alcool associé à une augmentation de maladies et de décès. Dans un collectif de 22'000 hommes suivis pendant 11 ans, la mortalité augmentait avec une consommation d’alcool moyenne hebdomadaire supérieure à 14 verres par semaine. L’ensemble des études de ce type convergent pour montrer qu’une consommation supérieure à 14 verres par semaine ou supérieure à 4 verres par occasion chez l’homme, respectivement 7 verres par semaine ou 3 verres par occasion chez la femme est associée à une augmentation de la morbidité et de la mortalité. La consommation à risque est définie selon les critères suivants :
Hommes < 65 ans : > 14 verres par semaine ou > 4 verres par occasion
(source des images : Vade mecum d'alcoologie ) Ces complications concernent non seulement les consommateurs à risque mais également les personnes souffrant de dépendance à l’alcool qui, dans leur grande majorité, consomment des quantités d’alcool qui dépassent le seuil définissant la consommation à risque. La seconde partie répond à une série de questions relatives à la dépendance à l’alcool qui ont trouvé au cours des 20 dernières années des réponse déterminantes sur la compréhension des mécanismes de fonctionnement de la maladie et de son traitement. Ces questions intéresseront avant tout ceux qui ont été confrontés de près ou de loin à des problèmes sérieux avec l’alcool. La troisième partie de ce texte, en abordant la question de l’attitude à adopter face à une personne souffrant de problèmes d’alcool, permettra peut-être au lecteur de percevoir de plus près le quotidien d’un alcoolo-dépendant et de ses proches et de comprendre quelques principes fondamentaux du traitement de l’alcoolo-dépendance.
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