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Endométriose         Contacts DGOG

Introduction
Symptômes
Origine et facteurs de risque
Diagnostic et traitement
Contacts
Liens pour des informations complémentaires sur l'endométriose
Références

Introduction  

L’endométriose est une maladie  gynécologique fréquemment rencontrée. Selon les différentes études, elle concerne environ 10 à 15 % des femmes en âge de procréer, 25-40% des patientes avec des douleurs chroniques pelviennes et environ 50% des patientes infertiles 1.

L’endométriose est une maladie complexe qui peut se manifester par des symptômes très variables selon la localisation des foyers, ce qui rend le diagnostic parfois difficile et  tardif.

 

Symptômes  

Les patientes atteintes de cette maladie se plaignent souvent de :

  • douleurs pelviennes chroniques,
  • règles abondantes et douloureuses,
  • douleurs entre les règles,
  • rapports sexuels douloureux,
  • douleurs à la défécation ou à la miction.

On rencontre aussi  des patientes qui sont complètement asymptomatiques et il n’est ne pas rare de découvrir l’endométriose de manière parfaitement fortuite chez une patiente qui consulte le médecin uniquement en raison de l’impossibilité de concevoir de manière spontanée.

 

Origine et facteurs de risque  

Il s'agit de la présence anormale d'endomètre en dehors de la cavité utérine. L'endomètre est le tissu qui tapisse l'intérieur de l'utérus et qui, sous l'effet du cycle hormonal, est éliminé chaque mois sous forme de règles.

Cette maladie fait l’objet de nombreuses études. Cependant, à ce jour, aucune étude n'a pu en expliquer les causes de manière satisfaisante.

Théorie de la menstruation rétrograde (passage du sang menstruel par les trompes dans la cavité abdominale):

Elle a été décrite pour la première fois en 1927 et reste la plus répandue du développement de l’endométriose. Néanmoins ce phénomène étant très fréquent, d’autres mécanismes ont  été également  évoqués. Ces mécanismes permettent aux fragments de muqueuse utérine qui arrivent par les trompes dans le ventre, d'adhérer au péritoine5. Ces fragments de tissu endométrial étant sensibles aux hormones féminines, elles se comportent comme dans l'utérus: le sang produit au moment de la menstruation ne peut pas s'évacuer vers l'extérieur du corps et provoque sur place une inflammation responsable des douleurs. Lorsque ce processus touche les organes génitaux, il y a un risque d'infertilité dû aux adhérences, à l'occlusion des trompes, à de gros kystes ovariens, etc.

Théorie de la dissémination lympho- et hématogène

Les fragments de tissu  provenant de la cavité utérine se déplacent avec le flux sanguin et lymphatique. Cette théorie explique la présence de foyers d’endométriose dans les organes qui sont localisés à distance du petit bassin, par exemple dans les poumons.2

Théorie de la présence de cellules pluripotentes pouvant se transformer en foyers d’endométriose sous l’influence hormonale.3

Théorie de certains facteurs de risques, comme par exemple une exposition à la dioxine.

Théorie de la prédisposition génétique qui semble également expliquer un risque d’endométriose 5 à 7 fois plus élevé chez les filles de femmes atteintes d’endométriose4.

 

Diagnostic et traitement  

L’endométriose est suspectée lorsque la patiente évoque des symptômes typiques comme:

  • douleurs pelviennes s’aggravant pendant les règles ou indépendantes du cycle,

  • douleurs lors des rapports sexuels,

  • défécation douloureuse,

  • douleurs à la vessie sans infection urinaire.

Néanmoins le tableau clinique de l’endométriose peut être très variable en fonction de l’atteinte des organes. Souvent, il n’y pas de corrélation entre le degré de sévérité de la maladie et l’intensité des symptômes. On observe en général une nette péjoration de la qualité de vie des patientes, une diminution de la fréquence et de la qualité de leur vie sexuelle, et un impact sur leur fertilité.

La suspicion d’endométriose peut déjà être évoquée lors de l’anamnèse ainsi que lors de l’examen gynécologique de routine. Les différents examens complémentaires sont également utiles en cas de suspicion de cette  maladie. L’échographie gynécologique permet par exemple de visualiser des kystes d’aspect typique et l’imagerie par résonance magnétique révèle entre autres la présence des nodules rectovaginaux qui expliquent souvent les douleurs lors des rapports sexuels.

Fig. 1: Image échographique d’un kyste d’endométriose.

Néanmoins le moyen le plus fiable pour confirmer la suspicion de l’endométriose reste une laparoscopie: une inspection directe de la cavité abdominale à l’aide d’une caméra sous anesthésie générale, avec examen microscopique (histologie) des foyers suspects. Lors de cette intervention, on peut non seulement mettre en évidence la présence des foyers d’endométriose mais aussi directement les traiter.

Si la maladie s’avère trop avancée, il se peut que la destruction de tous les foyers soit impossible en raison du risque de lésion des organes avoisinants. Dans cette situation il est envisageable de proposer un traitement médicamenteux, puis une ré-opération trois à six mois plus tard pour compléter l’ablation des foyers d’endométriose.

Le traitement de l’endométriose dépend beaucoup de la localisation des foyers, des  symptômes de la patiente et du désir d’enfant.

Lorsqu’il s’agit uniquement du traitement des douleurs sans désir de grossesse, on peut proposer un traitement médicamenteux ou chirurgical.

Si le principal souci est l’infertilité on envisage en général une traitement chirurgical des foyers d’endométriose, éventuellement suivi d’une thérapie antihormonale. Parfois, ce traitement suffit déjà pour obtenir la grossesse désirée. Sinon, le type de traitement d’infertilité (par exemple: stimulation ovarienne, insémination, fécondation in-vitro) dépend de plusieurs facteurs: facteurs féminins et masculins, âge de la femme, stade d’endométriose, etc.

Les médicaments servent à diminuer, voire à stopper complètement la production des hormones ovariennes. En l’absence du cycle menstruel, les foyers d’endométriose deviennent inactifs. Parmi ces médicaments on trouve:

  • Les pilules contraceptives,

  • Les progestatifs,

  • Les analogues de GnRH (hormones responsables de la suppression de la production des hormones féminines au niveau de l’hypophyse, ce qui provoque une ‘’ménopause artificielle temporaire’’). Ils peuvent avoir des effets secondaires considérables qui ressemblent aux symptômes de la ménopause: bouffées de chaleur, transpiration, troubles de l’humeur, diminution de la libido, sécheresse vaginale. Ces symptômes sont transitoires et disparaissent rapidement à l’arrêt du traitement.

Généralement, les symptômes d’endométriose s’améliorent plutôt après une grossesse.

 

Contacts  

Dans notre consultation spécialisée, nous vous proposons un suivi  individualisé et multidisciplinaire, avec une possibilité de traitement chirurgical et médicamenteux ainsi qu’une prise en charge adaptée de l’infertilité.

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Liens pour des informations complémentaires sur l'endométriose  

Video L'endométriose
(streaming)

Ces femmes qui souffrent sans être entendues (pdf, 667 Ko)

htpp://www.endometriosis.org

http://www.santeweb.ch

http://www.endometriosisassn.org

http://www.endometriose-liga.eu

http://www.endofrance.org

http://www.endometriose-vereinigung.de

http://www.endoassoc.it/

www.endo-help.ch

 

Autres liens vers la presse, internet, radio, télévision, littérature
Maternité Lausanne

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Références  

  1. Buyalos RP, Agarval SK. Endometriosis-associated infertility. Curr Opin Obstet Gynecol. 2000; 12(5):377-81.

  2. Victory R, Diamond MP, Johns DA. Villar’s nodule: a case report and systematic review of endometriosis externa of the umbilicus. J Minim Invasive Gynecol. 2007;14(1):23-32.

  3. Nisolle M, Donnez J. Peritoneal endometriosis, ovarian endometriosis and adenomyotic nodules of the rectovaginal septum are three different entities. Fertil Steril. 1997;68(4):585-96.

  4. Neukomm C. Mueller M. L’endométriose- une maladie peu connue, souvent méconnue. Forum Med Suisse 2008; 8(30-31):539-543.

  5. de Ziegler D, Borghese B, Chapron C. Endometriosis and infertility: pathophysiology and management. Lancet 2010 28;376(9742):730-8.

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Dernière modification le 24.04.2012 - Impressum - Informations juridiques