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Risques et chances (Chances)

Risques

La procréation médicalement assistée (PMA), comme toute autre technique médicale, comporte certains risques.

Grossesses multiples Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) Grossesse extra utérine
Malformations et aberrations chromosomiques Autres risques

 

Grossesses multiples

Le taux de grossesses gémellaires après le transfert de 2 embryons est de 15 à 20%. Le risque d`avoir des triplés après le transfert de 2 embryons est extrêmement minime (environ 1/500 à 1/1000).

Si on transfère 3 embryons, les chances de grossesse sont les mêmes qu'avec le transfert de 2 embryons, mais le risque d'avoir des triplés est de 6% et plus. Il faut savoir que les grossesses multiples sont significativement associées à un taux de prématurité plus élevé et à la naissance d'enfants de faible poids (moins de 1'500 gr). De plus, les complications chez l’enfant né sont plus importantes en nombre et en sévérité s'ils sont issus de grossesses gémellaires et à fortiori triples ou plus.

Pour vous offrir le plus de chances d'avoir une grossesse sans augmenter les risques pour la santé de la mère et de l'enfant nous transférons en principe un maximum de 2 embryons.

Les coûts inhérents aux grossesses multiples sont de même extrêmement élevés. La fécondation in vitro permet de gérer beaucoup plus aisément ce problème par la limitation du nombre d’embryons transférés à 2, voire à 1. En effet, un transfert électif de 3 embryons n’a actuellement plus sa place dans les traitements de FIV modernes.

 

Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO)

Le SHO correspond à une réponse ovarienne importante à la stimulation, dont l'ampleur est imprévisible. Les symptômes ressentis par la patiente sont divers et peuvent être dangereux: douleurs au bas-ventre, nausées, vomissements, œdèmes, liquide libre dans l’abdomen (=ascite), épaississement du sang avec risque de thromboses, dysfonction rénale, etc. Dans de rares cas (moins de 1%), une hospitalisation est nécessaire pour une surveillance, voire pour une amélioration de la fonction rénale. Les signes avant coureurs du SHO, à savoir une distension abdominale, des nausées, une diminution de la quantité d’urine émise, doivent immanquablement pousser la patiente à contacter l’UMR. La collaboration entre la patiente et le médecin est essentielle dans ce contexte.

Pour prévenir le SHO, nous faisons des contrôles stricts pour ajuster le dosage des hormones de manière individuelle. Parfois, le traitement FIV doit même être abandonné, soit en cours de stimulation, soit après la récolte des ovocytes. Le transfert des embryons congelés – décongelés aura lieu au cours de cycles ultérieurs.

 

Grossesse extra utérine

La grossesse extra-utérine (GEU) se produit lorsque la grossesse s'implante en dehors de l'utérus. Ce type de grossesse concerne 1% à 5% des grossesses obtenues après FIV. Bien que les embryons soient replacés à l'intérieur de la cavité utérine, ils peuvent migrer postérieurement dans une trompe endommagée par des contractions utérines. Lors de la grossesse, les analyses de sang fournissent des informations sur l'évolution de l'embryon et un ultrason, exécuté un mois après le transfert, permet de localiser le sac gestationnel (normalement dans l’utérus). Lorsqu' une grossesse extra-utérine est détectée, il est habituellement nécessaire d'effectuer une laparoscopie opératoire, un procédé chirurgical pour ôter le sac gestationnel de la trompe utérine. Parfois, l’ablation de la trompe entière est inévitable. Dans quelques cas particuliers, au lieu du traitement opératoire, un traitement médicamenteux peut être prescrit à la patiente afin d'arrêter l'évolution de la grossesse extra-utérine.

 

Malformations et aberrations chromosomiques

Plus de cinq millions d'enfants ont vu le jour dans le monde grâce à une FIV ou à une ICSI. Les données épidémiologiques sur la santé et le développement de ces enfants sont toutes rassurantes. Des suivis dans le monde entier continuent.

Jusqu’à ce jour, le nombre de malformations congénitales observé chez les enfants issus d’une FIV ou d’une ICSI est légèrement supérieur à celui observé parmi la population générale. Selon les résultats des grandes études, chaque 15e enfant après conception spontanée est touché par une malformation, chaque 12e après FIV-ICSI. Les malformations congénitales ne semblent pas directement liées à la technique de la PMA (FIV ou ICSI). Beaucoup de malformations sont détectables par l’ultrason.

Les aberrations chromosomiques, comme par exemple la trisomie 21 (Down syndrome ou mongolisme), peuvent être dépistées par des examens sanguins et échographiques précoces (12ème semaine) et/ou peuvent être détectées par un examen invasif (choriocentèse / amniocentèse).

Le risque de fausse-couche est en moyenne de 20-26% (légèrement augmenté par rapport aux femmes avec conception spontanée). Ceci s’explique par l`âge biologique élevé des femmes qui font une FIV par rapport aux autres femmes et également par le fait que le diagnostic de grossesse est très précoce.

La transmission génétique d'une infertilité paternelle à la descendance masculine: risque intervenant clairement dans les procédures d'ICSI et de FIV, surtout lorsque l'hypospermatogenèse est due à une mutation du chromosome Y. Notons que ce risque existe théoriquement également lors d'une conception naturelle.

 

Autres risques

  • Les risques traumatiques (blessures des organes adjacents, saignements) ou les risques infectieux secondaires à une ponction ovocytaire ou au transfert d’embryon est extrêmement rare (<0.1%).
  • Les accouchements prématurés, césariennes: sont chez les patientes FIV-ICSI plus fréquents, dépendent cependant de plusieurs facteurs (état de santé de la femme, âge de la femme, grossesses multiples, etc.) et ne sont pas directement liés à la technique de FIV/ICSI.
  • L'épuisement psychologique lié aux échecs répétés et la précarité financière pouvant empêcher certains couples d'accéder aux traitements sont des risques présents, mais non directement associés à la technique.

 

Chances

Dans le cas idéal (couple jeune et fertile), la chance d’avoir une grossesse après un mois est de 20%.

Les chances d’avoir une grossesse après un cycle de stimulation FIV-ICSI dans notre centre sont en moyenne entre 35 et 37%.

Les chances d’avoir une grossesse après un cycle de décongélation dans notre centre sont environ de 25%.

Si on calcule les taux de grossesses cumulés, c’est-à-dire après plusieurs cycles de FIV-ICSI, on obtient des taux de grossesses entre 60 et 80%.

Le taux de grossesses gémellaires est d’environ 17%.

Comme nous ne transférons pratiquement jamais trois embryons, nous n’avons pas de grossesses triples (le risque d`avoir des triplés après un transfert de 2 embryons étant extrêmement minime, environ 1/500 à 1/1000).

Les chances de grossesse après un seul cycle d’insémination varient entre 10 et 17%.

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Dernière modification le 26.11.2011 - Impressum - Informations juridiques