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Les problèmes vésicaux
Les problèmes liés à la vessie peuvent se diviser en trois grandes catégories : l’incontinence urinaire, la descente de vessie et l’infection urinaire. Celles-ci peuvent être isolées ou être associées. L’incontinence urinaire est définie par une perte involontaire d’urine. Elle peut arriver à des âges variables mais est souvent le fardeau des femmes âgées. Les conséquences de ce handicap sont multiples. Elles augmentent la morbidité par des fractures sur chute, des infections cutanées, l’apparition d’escarres, d’infections urinaires ou de sepsis. Son impact social sur le travail, les loisirs et le sport n'est pas négligeable sans oublier les problèmes sociaux liés au sommeil, à la dépression et les troubles sexuels que cela peut entraîner. De plus, ce sujet est tabou, ce qui ne facilite pas le dépistage et entraîne une sous-évaluation diagnostique. La fréquence et la sévérité augmentent avec l’âge. Différents types d’incontinences urinaires existent et peuvent même coexister. Les plus fréquentes sont : les incontinences urinaires d’effort, le syndrome de vessie hyperactive et les incontinences mixtes. A ces multiples formes, il faut ajouter des pathologies plus spécifiques. Investigations : un interrogatoire ciblé, une culture des urines et un examen urodynamique peuvent être nécessaires selon les cas pour préciser les causes et établir la meilleure stratégie thérapeutique. Les traitements sont assez variables. Ils sont soit médicamenteux (antibiotiques si une infection urinaire est à l’origine du désagrément ou des médicaments agissant sur l'hyperactivité musculaire de la vessie ou un traitement hormonal si le médecin considère que le tissu est en manque d’œstrogènes), soit chirurgicaux si une descente de vessie ou si une faiblesse périnéale est responsable des pertes urinaires. La rééducation du périnée est souvent indiquée seule ou en association à un autre traitement. La descente de la vessie dans le vagin peut également causer des sensations d’inconfort, des douleurs, des troubles sexuels, des pertes d’urines ou être asymptomatique et découverte lors d’un contrôle gynécologique. Les causes sont variables mais souvent liées à un déficit du tonus des tissus du périnée dû à des traumatismes répétés ou à un manque d’hormones féminines diminuant la qualité des fibres du périnée. Le traitement dépendra du stade et des symptômes associés. Une intervention chirurgicale peut être indiquée dans certains cas. La physiothérapie sera toujours d’une aide précieuse. En ce qui concerne l’infection urinaire, elle est la plupart du temps douloureuse avec des signes spécifiques. Elle est souvent aiguë mais peut également être chronique. Cependant elle s’exprime parfois par une simple incontinence sans douleur. Investigations : avant tout une culture des urines et dans certaines circonstances des investigations plus invasives. Son traitement se fait par des antibiotiques à courte ou longue durée selon les cas.
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