Le rôle des parents

Une brûlure nécessite une prise en charge à long terme pour lutter contre les cicatrices hypertrophiques (boursouflures) et limiter au maximum les séquelles. En tant que parents, vous serez amenés à devenir acteurs de la prise en charge de votre enfant.

La protection

Il est primordial de protéger au maximum du soleil les zones brûlées. A ces endroits, la peau est très sensible et très fragile. Il faut donc éviter l’exposition au soleil de la cicatrice de brûlure pendant un an. Votre enfant doit donc mettre de l’écran total, porter des habits et/ou un chapeau pour protéger sa cicatrice. Si la cicatrice est sur le visage, une protection avec un pansement lors d’une exposition sera nécessaire. La coloration de la cicatrice peut changer lors de l’exposition aux différences de températures (chaud ou froid); elle peut devenir rouge ou violacée, cela est normal. Cela s’estompe avec le temps.

Les massages

Les cicatrices de brûlure ont tendance à évoluer vers l’hypertrophie (cicatrice épaisse et boursouflée). Une rétraction de la peau est également possible. Seuls des massages et la compression continue par vêtement permettent de prévenir de telles complications et d'améliorer l'aspect des cicatrices.

Une fois la peau cicatrisée et dès l’accord du médecin, vous serez amenés à effectuer des massages chaque jour au moyen d’une crème grasse. Avec le pouce, vous masserez avec insistance dans le sens de la cicatrice. Ces massages doivent être effectués de manière régulière, au minimum pendant 5 minutes 2 fois par jour, pendant 1 année. Ceux-ci vont assouplir la cicatrice.

La compression

Selon la gravité de la brûlure, votre enfant aura besoin d’un vêtement compressif confectionné sur mesure. Porté en permanence, nuit et jour, votre enfant ne devra le retirer que pour la toilette et les massages.

Le soutien psychologique

Une brûlure peut être traumatisante pour votre enfant. Son souvenir peut être la source d’angoisse, de cauchemars, d’un changement d’attitude de sa part. N’hésitez pas à en parler avec le ou la chirurgien-ne ou les infirmier-ère-s. Un suivi psychologique pourra vous être proposé par une personne de l’équipe du CHUV ou quelqu’un de l’extérieur.

 Dernière mise à jour le 22/02/2018 à 07:47