Quels sont les traitements possibles?

Avant le début des traitements, vous vous entretenez avec votre médecin au sujet de la stratégie thérapeutique à adopter. Vous en évoquez ensemble les bénéfices et les risques. Puis, l’équipe médicale vous laisse, dans la mesure du possible, un temps de réflexion avant de prendre une décision.

La stratégie thérapeutique qui vous est proposée est le résultat d’une analyse fine menée par un groupe de médecins spécialistes issus de diverses disciplines (chirurgie, oncologie, radiologie, pathologie).

Les traitements que l’équipe médicale propose se basent notamment sur les éléments suivants: votre bilan diagnostique, les résultats actuels de la recherche, votre état de santé général, vos antécédents médicaux, votre âge, les éventuels risques et effets secondaires des traitements ou l’existence d’études cliniques dont vous pourriez bénéficier.

Dans le cas d’un cancer de l’endomètre, l’équipe médicale envisagera les traitements ci-dessous.

La chirurgie

Elle a pour but de supprimer la totalité de la tumeur et ses éventuelles extensions au niveau des ganglions lymphatiques. Elle permet également d’examiner l’ensemble de la cavité abdominale au cours de l’intervention.

Plusieurs techniques opératoires sont possibles: la laparotomie (ouverture de l'abdomen par une incision), la laparoscopie (accès à la cavité abdominale avec un tube, sans ouvrir la paroi abdominale) ou, occasionnellement, par voie vaginale.

Lorsque le cancer est limité à l’utérus, la chirurgie comprend le retrait total de la tumeur et de l’utérus, des deux ovaires et des trompes de Fallope. Si le cancer a atteint d’autres organes et tissus de manière visible, la chirurgie permet également d’enlever ces segments touchés.

Le CHUV a développé des techniques laparoscopiques faiblement invasives. Ces dernières sont capables de traiter la plupart des tumeurs. Nos chirurgiens possèdent une grande expérience et notre centre constitue une référence régionale en la matière. Ces techniques mini-invasives sont privilégiées car elles permettent aux patientes de récupérer plus rapidement.

En cas d’atteinte très étendue au niveau de la cavité abdominale, un recours à des techniques classiques dites de laparotomie (ouverture de l’abdomen par une incision) sont toutefois requises pour traiter la tumeur de manière adaptée.

Dans le domaine des cancers gynécologiques, le CHUV est également un leader mondial pour les techniques de ganglions sentinelles (ablation d’un ou des ganglions lymphatiques les plus proches de la tumeur pour les analyser).

La chimiothérapie

Occasionnelle, elle vise à ralentir le développement des cellules cancéreuses si une chirurgie est contre-indiquée du fait des risques qu’elle entraîne.

Le traitement associe habituellement plusieurs médicaments, administrés par injection intraveineuse de façon répétée sur plusieurs semaines et à intervalles réguliers.

Le CHUV a développé des techniques de pointe dans le domaine de la chimiothérapie par laparoscopie.

La radiothérapie

Fréquente mais non systématique, elle correspond à deux techniques, utilisées seules ou de manière combinée:

  • la radiothérapie externe: les rayons traversent la peau pour atteindre de manière ciblée une ou plusieurs zones précises du bassin.
  • la curiethérapie, qui utilise une source radioactive sous forme d’applicateur. Celle-ci est introduite par le vagin et placée en contact direct avec la zone à traiter pendant plusieurs minutes avant d’être retirée.

L’équipe médicale administre la dose nécessaire en plusieurs fois, de façon régulière, pour optimiser l’efficacité du traitement, tout en préservant les tissus sains avoisinants.

L’hormonothérapie

Exceptionnelle, elle consiste à empêcher l'action stimulante des hormones féminines sur les cellules cancéreuses. Elle vise à ralentir le développement du cancer lorsqu’une chirurgie n’est pas immédiatement envisageable.

Existe-t-il des effets secondaires?

Les effets secondaires dépendent des traitements réalisés. Une grande partie d’entre eux apparaissent seulement durant la période de traitement. D’autres peuvent survenir plus tardivement, à la fin des traitements ou durant les mois ou années qui suivent.

Le retrait des ovaires dans le cadre du traitement chirurgical provoque chez la femme non ménopausée un arrêt de la production des hormones sexuelles féminines et entraîne une ménopause précoce. Plusieurs effets directement liés à la ménopause peuvent alors survenir (par exemple des bouffées de chaleur). Si les symptômes ont un impact important sur la vie quotidienne, le ou la gynécologue propose des moyens permettant d’atténuer cet inconfort.

Généralement, le cancer de l’endomètre survient chez la femme ménopausée. Il peut arriver toutefois que la maladie touche des femmes en âge de procréer. La fertilité ne peut alors être conservée que dans des cas exceptionnels, le principal traitement impliquant le retrait chirurgical de l’utérus. Nous nous tenons toujours à disposition pour discuter des options de maintien de la fertilité, en fonction de l’état général de la patiente.

La maladie et les traitements touchent à l’intimité de la femme, à la représentation qu’elle a de son corps et à sa sexualité. Certains traitements et effets secondaires peuvent influencer cette représentation.

A tout moment, la patiente doit se sentir libre de solliciter l’équipe soignante pour toute question ou observation personnelle. Ceci aide à trouver des solutions personnalisées.

Le retrait chirurgical des ganglions lymphatiques du pelvis et de l’abdomen peut entraîner un œdème des jambes ou des parties génitales, en particulier s’il est associé à un traitement de radiothérapie.

Selon le champ d’irradiation du traitement par radiothérapie, les rayons peuvent provoquer une irritation de la vessie ou du rectum.

La chimiothérapie agit principalement sur les cellules cancéreuses mais aussi, de par sa distribution dans tout le corps, sur des cellules saines. Des effets indésirables peuvent ainsi apparaître, tels que de la fatigue, des nausées, une modification du transit intestinal, des modifications capillaires et un risque plus important d’attraper une infection.

 Dernière mise à jour le 14/02/2018 à 20:39