Comment établir un diagnostic?

Le délai entre la découverte d’un signe anormal et le début du traitement peut vous paraître long. Ce temps est toutefois nécessaire pour réaliser l’ensemble des examens, établir un diagnostic très précis et ainsi trouver la meilleure thérapie possible.

Votre gynécologue effectue un premier bilan de l’état de santé au cours d’un examen clinique général et gynécologique. Il pratique notamment un toucher vaginal, qui peut permettre de déceler une modification de la forme du corps de l’utérus. Il recherche par ailleurs systématiquement les ganglions anormaux, en palpant ceux qui sont situés entre le bas ventre et la cuisse. Une palpation de l’abdomen lui permet d’évaluer les organes de la cavité abdominale et de mettre en évidence les éventuels emplacements douloureux. Généralement, une prise de sang complète l’examen physique.

Lorsque votre médecin suspecte une anomalie à la suite du rendez-vous, il prescrit des ultrasons endovaginaux. Cet examen radiologique permet d’évaluer avec précision les organes génitaux et d’identifier la présence d’une éventuelle anomalie. Grâce à lui, les spécialistes peuvent détecter la présence de liquide dans l’abdomen. Il est réalisé au moyen d’une sonde à ultrasons introduite par le vagin.

L'analyse au microscope des tissus prélevés à l'endroit de l'anomalie permet de définir s'il s'agit d'un cancer et, si c'est le cas, d'en préciser les caractéristiques (type de cellules à l'origine de la maladie, degré d'agressivité des cellules, etc.). Cette analyse est effectuée par un médecin pathologiste.

D’autres examens d’imagerie et endoscopiques sont essentiels pour évaluer l’étendue de la maladie et déterminer si elle s’est développée ailleurs dans le corps. Parmi ceux-ci, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) de l’abdomen et du bassin et le CT scan du thorax et de l’abdomen pour visualiser l’ensemble des organes du ventre et des ganglions lymphatiques.

Dans les situations où ces examens révèlent la présence d'un cancer qui s'étend au-delà des ovaires, une première chirurgie à visée diagnostique peut s'avérer nécessaire pour définir la stratégie thérapeutique. La technique privilégiée est alors la laparoscopie, pratiquée sous anesthésie générale. Elle consiste en quatre ou cinq incisions de 2 à 3 centimètres dans la paroi abdominale, qui permettent le passage d'une caméra miniaturisée et de plusieurs appareils médicaux adaptés. Par cette observation directe, votre médecin peut localiser et mesurer l'étendue des anomalies et déterminer si elles ont visuellement les caractéristiques d'un cancer. Plusieurs fragments de tissus des structures voisines, des ganglions lymphatiques et du liquide – s'il y en a – sont prélevés afin de les analyser.

Le CHUV a développé des techniques laparoscopiques faiblement invasives. Nos chirurgiens possèdent une grande expérience et notre centre constitue une référence régionale en la matière.

Le ou la gynécologue peut finalement compléter le bilan diagnostique par un examen endoscopique de la vessie (cystoscopie) ou du rectum (rectoscopie) ou par un examen de médecine nucléaire (PET/CT).

 Dernière mise à jour le 14/02/2018 à 21:06