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Des ultrasons pour des résultats immédiats

Des techniques récentes permettent d’en savoir d’avantage sur le foie – son aspect, son élasticité - de manière non invasive afin d’établir un diagnostic. Explications par le Dr Christopher Doerig.


L'échographie

L’échographie est l’un des premiers examens que les médecins du Service de gastro-entérologie et d’hépatologie réalisent lorsqu’ils soupçonnent que des organes de l’abdomen, tels que le foie ou la vésicule biliaire sont malades. «Comme lors des examens qui sont effectués à la Maternité pour surveiller les grossesses, nous appliquons d’abord un gel sur le ventre du patient, puis une sonde qui émet des ultrasons, explique le Dr Christopher Doerig, chef de clinique. En 10 à 20 minutes, nous obtenons une vue

d’ensemble des organes que nous voulons étudier.»

Les indications pour cet examen sont vastes. Les médecins du service peuvent déceler des calculs dans la vésicule ou dans les voies biliaires qui peuvent être associés à une augmentation de la taille des conduits biliaires. Ils voient également si le foie présente une accumulation importante de graisse ou des lésions comme des kystes, des abcès ou des taches évoquant la présence de tumeurs. Un aspect bosselé du foie et d’autres signes associés comme la présence de liquide dans le ventre (ascite) peuvent évoquer la présence d’une cirrhose. L’échographie reste en outre l’outil principal pour dépister le cancer du foie, chez des patients porteurs d’une cirrhose ou pour lesquels ce dépistage est indiqué. Si des anomalies apparaissent à l’écran, d'autres examens - un scanner ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) - sont réalisés pour différencier les nodules bénins ou malins (cancéreux).

En complément, le service dispose également d’un Fibroscan, capable d’évaluer l’élasticité ou la fermeté du foie. Pour les patients, cet examen ressemble à une échographie. Un appareil, placé sur la peau, mesure la vitesse de propagation d’une onde transmise jusque dans le foie. «Plus sa vitesse est élevée, plus le foie est dur, explique le Dr Doerig. Lorsque celui-ci est attaqué par une maladie hépatique chronique, ses cellules indispensables à son bon fonctionnement sont remplacées progressivement par un tissu formé de cicatrices, dit «fibrose».»

Grâce au Fibroscan, les médecins peuvent directement évaluer la sévérité de l’atteinte du foie, dans le cas de certaines maladies hépatiques. L’examen est par exemple utile pour évaluer le stade de fibrose et confirmer ou écarter l’existence d’une cirrhose chez un patient atteint d’une hépatite C chronique. «Cet examen nous permet parfois de ne pas avoir besoin de recourir à une ponction-biopsie, qui consiste à prélever un petit fragment du foie pour être examiné sous un microscope, poursuit le Dr Doerig. Pendant longtemps, avant le développement de ces nouveaux outils non invasifs en hépatologie, la ponction-biopsie représentait l’examen indispensable.» Elle reste toutefois essentielle pour préciser la cause de nombreuses maladies du foie et pour décider de la nécessité de débuter un traitement chez les patients souffrant d’une hépatite B ou C chronique.

L’échographie et le Fibroscan ne nécessitent pas de préparation à prendre au préalable. Les patients doivent seulement être à jeun depuis 6h avant leur rendez-vous. «En résumé, ces examens nous permettent d’obtenir beaucoup d’informations rapidement et sans difficultés, précise le spécialiste. Nous pouvons répondre à de nombreuses questions que les patients se posent sur leurs symptômes après quelques minutes seulement. Ce qui est un réel avantage.»