Projets de recherche actuels
Physique de la radiothérapie (GRT)
Etude des seconds cancers induits par la radiothérapie. L'étude se focalise sur l¹induction de seconds cancers chez des patientes traitées pour un cancer primaire du sein. Les seconds cancers peuvent apparaître relativement loin des faisceaux d¹irradiation dans des zones de basses doses (« dose périphérique »). Ces basses doses proviennent du diffusé interne du patient et du rayonnement diffusé/de fuite des machines de traitement et sont particulièrement ardues à calculer. A ce jour, seuls les algorithmes basés sur le transport des particules simulé par Monte Carlo permettent de calculer correctement les basses doses. Un modèle Monte Carlo de l¹accélérateur linéaire Primus de Siemens a été réalisé avec BEAMnrc et validé pour le calcul de dose périphérique. L¹influence de la géométrie de différents accélérateurs linéaires sur la dose périphérique a été étudiée également. Un outil de calcul de dose périphérique pour des traitements du cancer du sein est en cours de réalisation et sera utilisé pour étudier la relation dose-risque dans le cadre d¹une étude cas-témoins basée sur le registre vaudois des tumeurs RVT-CHUV.
Reconstruction 3D de la dose délivrée pour les traitements de tomothérapie Les plans de traitements et les installations de radiothérapie sont soumis à des contrôles de qualité afin d¹assurer que la dose délivrée au patient corresponde à la dose prescrite. La dosimétrie in vivo est un dernier contrôle de la dose reçue par le site tumoral et les organes environnants. Notre méthode de reconstruction de la dose est un processus itératif, basé sur la dosimétrie de transmission. Un algorithme 3D de convolution est inclus dans le processus pour le calcul de la dose. Cette méthode a d¹abord été validée dans un contexte simplifié sur un accélérateur linéaire. La deuxième partie du travail consiste à appliquer cette méthode au système TomoTherapy HiArt II. Notre but est de démontrer la faisabilité de la méthode en utilisant la mesure du faisceau transmis avec le détecteur HiArt intégré. Les traitements de radiothérapie étant fractionnés en plusieurs jours, une dosimétrie in vivo 3D permettrait de faire de la radiothérapie adaptative, i.e. une adaptation journalière de la dose délivrée en fonction du résultat obtenu le jour précédent.
Physique de l'imagerie médicale (GIM)
Evaluation du risque radiologique en radiodiagnostic Le suivi des doses délivrées à la population dans le cadre des examens radiologiques eswww.oramed-fp7.eut recommandée par les sociétés savantes internationales comme l’UNSCEAR. La Suisse a une longue tradition dans ce genre de suivi puisque depuis les années 50 l’Office fédéral de la santé publique publie régulièrement l’évolution de la fréquence des examens radiologiques en Suisse. Ce travail de thèse vise dans un premier temps à développer une stratégie pour obtenir les fréquences des examens radiologiques de manière automatique en utilisant les codes de facturation associés aux prestation médicales (TARMED). Le travail de recherche théorique s’intéresse à développer une grandeur permettant d’estimer le risque radiologique qui soit beaucoup plus spécifique à la pratique médicale. En effet, la dose effective utilisée actuellement a été introduite pour la surveillance des professionnels exposés au radiation ionisantes. Utilisée en médecine elle permet de pouvoir comparer le risque radiologique associé à différentes techniques, mais son utilisation à l’inférence au risque proprement dit d’induction de cancer est sujet à controverses.
CT chez les enfants et les jeunes adultes: optimisation de la qualité d’image et de la dose délivrée lors d’examens cardiaques Projet NCJV L’avènement et les progrès de la tomodensitométrie ont permis d’améliorer considérablement la prise en charge des patients. La simplicité de la technique et rapidité de l’examen ont conduit à une augmentation drastique du nombre d’examens CT annuels ceci aussi bien chez l’adulte que le jeune enfant. Cependant, les doses délivrées lors d’examens CT sont loin d’être négligeables et il est nécessaire d’appliquer le principe d’optimisation de la radioprotection pour que le bénéfice outrepasse le détriment associé à l’examen. Cette optimisation est nécessaire chez l’adulte mais elle doit être particulièrement renforcer dans la population pédiatrique qui est plus radiosensible. Le travail de cette thèse poursuit l’effort entrepris il y a quelques années visant à réduire la disparité des protocoles d’examens CT effectués chez les enfants pour les examens courants (scanner cérébraux, thoraciques ou abdominaux) puisque nous nous intéressons maintenant aux examens cardiaques chez l’enfant ou le jeune adulte. Ce travail se fait au CHUV en collaboration avec l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris et le fabriquant de scanner General Electric (USA). La partie théorique du travail consiste à évaluer comment varie la quantité d’informations diagnostiques des images lorsque l’on varie les paramètres d’acquisition ou les algorithmes de reconstruction afin d’assurer que les examens délivrent la quantité de radiations juste suffisante pour que le radiologue puisse poser son diagnostic avec un niveau de confiance élevé.
Radioprotection (GRP)
ORAMED, Optimization of RAdiation protection for MEDical staff ORAMED is a collaborative project funded in 2008 within the 7th EU Framework Programme, Euratom Programme for Nuclear Research and training. ORAMED aimed at the development of methodologies for better assessing and reducing exposures to medical staff for procedures resulting in potentially large doses or complex radiation fields, such as interventional radiology, nuclear medicine and new developments. The project has officially finished in February 2011. Large efforts have been done to improve and consolidate not only research in this area but also to foster technological transfer and to ensure a good dissemination of the findings. To achieve the goals, the project was divided in 5 Work Packages (WP). Each of these packages covered specific tasks leading to the common objective: interventional radiology (WP1), Eye lens dosimetry (WP2), Active personal dosemeters (WP3), Nuclear medicine (WP4) and dissemination (WP5). An additional WP was considered for the legal and financial management and non-technical coordination of the project. The Institut of radiation physics (IRA) was leading the WP4 and was involved in 4 of the 5 working packages. A consortium of 12 partners from 9 European countries, including research institutes, metrology laboratories, regulator bodies, hospitals and manufacturers, was in charge of the development of the project, with the collaboration of several hospitals and professional organizations. All the ORAMED results, recommendations and a dose estimation tool to estimate the doses for the extremities of nuclear medicine workers can be found now at the ORAMED website www.oramed-fp7.eu
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