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De quelques champs problématiques tracés dans les
humanités médicales par l’anthropologie

Colloque international
Vendredi 27- Samedi 28 mai 2016
IUHMSP, salle de colloque, avenue de Provence 82, Lausanne

Conception scientifique et organisation : Adrien Guignard (FNS) & Thibault Walter (FNS)
Collaborateur scientifique : Francesco Gregorio (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL)

Ce colloque, organisé avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), de l’Institut Universitaire d’Histoire de la Médecine et de la Santé Publique (IUHMSP) et du Groupe de la Riponne (GR), souhaite réunir des personnes travaillant dans des champs disciplinaires différents.

Une dominante empiriste se dessinera autour de la pratique de l’ethnographie et de l’anthropologie mobilisées comme leviers d’intelligibilité et de critique des humanités médicales. On se demandera notamment ce que les études issues des anthropologies littéraire, sonore, hospitalière et politique apportent pour enrichir la compréhension des humanités médicales.

Les Actes, enrichis de textes complémentaires, seront publiés en 2017 chez BSNPress, sous la direction d’Adrien Guignard et Thibault Walter.

Appel à contribution

Les humanités médicales interrogent volontiers l'animal « poïétique ». Selon Gilles Deleuze, créer c'est résister (non pas reconnaître). Dès lors, comment inventer les moyens qui rendent possibles des rencontres dans et à partir des humanités médicales ? C'est que les humanités médicales désignent une image de pensée et un appareil disciplinaire. Elles présentent à la fois un danger et une opportunité. Images de pensée dogmatique : le danger serait celui d'une alternative entre un « esperanto humaniste » et une technologie de la gestion des humains. Opportunité : celle d’être un forum hybride qui favorise l’aléatoire des sympathies disciplinaires ainsi que les critiques politiques. En d'autres termes : dans quelle mesure les enquêtes anthropologiques et les réflexions qu'elles provoquent rendent-elle problématiques les humanités médicales conçues (ici) comme territoire hybride et critique ?

Le questionnement de ce colloque déclinera quelques aspects impliqués par les enjeux d'hybridation et de controverses esquissés ci-dessus.

Pour ce qui regarde l'hybride, l'on souhaite proposer des agencements multiples entre humanités médicales, textes ethnographiques et réflexions anthropologiques aux fins d'explorer différentes combinaisons de son, d’images, de textes, d’objets, de pratiques et de pensées. Notre principale question serait alors : comment les expériences anthropologiques conduites peuvent-elles créer des problèmes et éviter les images de pensée dogmatiques ?

Pour ce qui regarde la critique, celle-ci convoque des gestes anthropologiques, favorisant une démarche empirique de terrain et recourant à des intelligibilités hétérogènes. Seront notamment convoquées les anthropologies littéraire, sonore, politique, hospitalière et historique. Notre principale question serait alors : à quoi pourrait ressembler ce que l'on appellera une anthropologie ou une philosophie politique des humanités médicales aujourd'hui ?

Propositions attendues pour le 14 février 2016. Une demi-page, avec un titre. Le comité avisera les propositions retenues au plus tard le 15 mars 2016.

Contacts : adrien.guignard@unil.ch; walter.thibault@gmail.com
Programme complet dès mars 2016 sur le site http://www.chuv.ch/iuhmsp

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Quatrièmes journées suisses d’histoire
Jeudi 9, vendredi 10 et samedi 11 juin 2016

Panel « La santé publique et ses enjeux : un lieu de pouvoirs »
Organisation: Mariama Kaba (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL) et Hines Mabika (Université de Berne)
vendredi 10 juin 2016, 11h15-12h45
Université de Lausanne

Dans l’historiographie des trente dernières années, la santé publique, qui vise le rétablissement et la promotion de la santé, a souvent été considérée comme un moyen de « démocratiser » la médecine, une opportunité d’arrachement des communautés aux déterminismes biologiques et aux conditions de vie difficile; elle a aussi parfois été perçue comme un outil de contrôle social – et sanitaire – des populations. Ainsi, selon qu’elles émanent de milieux politiques, économiques, scientifiques ou des patient.e.s, les interventions de santé publique varient de l’élaboration de normes (informations sanitaires, prescriptions ou proscriptions) à des stratégies d’allégement, voire de contournement de ces normes.

Ce panel invite à analyser les rapports entre les protagonistes de la santé publique, marqués par des relations de pouvoirs entendues comme des relations d’influence, qui nourrissent des réseaux et des groupes d’intérêt développés, reproduits ou recomposés au fil du temps. L’approche diachronique de la thématique permet aussi de mieux saisir les enjeux complexes de la santé publique dans sa conquête de l’ascendant qu’elle manifeste désormais au sein de la société.

Olga Pollack (Université de Zurich) : "Psychose des Bakterienkrieges". Die Debatte über eine biologische Kriegsführung in der Schweiz während des Kalten Krieges

Marie-France Vouilloz Burnier (Saint-Légier) : La santé publique en Valais, un lent processus d’appropriation étatique

Jacques Olivier (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL) : La Commission scientifique de l’Association suisse des fabricants de cigarettes ou l’influence de l’industrie du tabac sur la science et la santé publique (1962-1997)

Renseignements et programme complet : https://www.journeesdhistoire.ch/panel/59/la-sant-publique-et-ses-enjeux-un-lieu-de-pouvoirs



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Journée d'étude
La pathologie du suicide
Pour une nouvelle histoire des enjeux médicaux et socio-politiques aux 19e et 20e siècles

Lundi 13 juin 2016, 9h-17h30
IUHMSP, salle de colloque, avenue de Provence 82, Lausanne

Dès sa dépénalisation en France au tournant du 19e siècle, le statut du suicide se transforme en un objet médical. Cette transformation relève à la fois  de nouveaux développements médicaux, mais aussi d’une collaboration entre le médical, le politique et le juridique. En élargissant les frontières de son expertise et son champ d’action, la médecine cherche à circonscrire, définir, prévenir et soigner ce phénomène complexe. Dans ce colloque, il s’agira de comprendre comment s’est construit cet objet médical, et plus précisément comment cette construction a été influencée voire définie par d’autres discours non médicaux, notamment juridique, journalistique et littéraire, moral et politique. Plus concrètement, nous étudierons comment certaines institutions, comme la prison, la justice et la presse, ont été concernées par cette nouvelle distribution des savoirs.

9h


                Accueil des participants
Présidence : Vincent Barras (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL)

9h15


Introduction. L’histoire du suicide comme objet médical
Eva Yampolsky (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL, Centre Alexandre Koyré)

9h30


Suicide et prévention du suicide en prison au début de la IIIe République française
Laurence Guignard (Université de Lorraine, Centre de Recherches Historiques de l'Ouest)

10h15

Approche médicale des causes du suicide. De Pinel à Durkheim
Marc Renneville (CNRS, Centre Alexandre Koyré, Paris)

11h00


Poétique et physiologie romantiques de l’« ennui » : Esquirol, Senancour, Chateaubriand
Juan Rigoli (Département de littérature française, Université de Genève)

11h45
Discussion
12h00
Déjeuner

14h00



Présidence : Aude Fauvel (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL)
Social Trauma and Suicide in Historical Perspective
Howard Kushner (Emory University et University of California San Diego, USA)

14h45


La médicalisation du suicide, une approche anthropologique
Michela Canevascini (Université de Lausanne, CIPRET-Vaud)

15h30

Pause-café

15h45


The radical contingency of the suicidal subject? Historical phenomenology as a critical perspective on contemporary theories of suicide
Ian Marsh (School of Allied Health Professions, Canterbury Christ Church University, UK)

16h30


Suicide and Nationalism: Moral Statistics in 19th Century Germany and Italy
Maria Teresa Brancaccio (Department of Health, Ethics and Society, Université de Maastricht, Pays-Bas) et David Lederer (Department of History, National University of Ireland Maynooth)

17h15 Discussion et conclusion

Conception scientifique et organisation : Eva Yampolsky (IUHMSP, CHUV et FBM/UNIL), avec la collaboration du CLAMOR (Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice, CNRS Paris), et le soutien du FNS et de la Fondation pour l'Université de Lausanne.

Cette journée d’études est ouverte à toute personne intéressée. Il est conseillé de s’inscrire à hist.med@chuv.ch



Dernière modification le 21.04.2016 - Impressum - Informations juridiques

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