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La formation postgraduée

Une formation d’experts

Environ 60 médecins assistants sont accueillis chaque année par le Service de médecine interne. Leur encadrement par des chefs de clinique expérimentés et des médecins-cadres engagés offre une plus-value à leur formation.


«Pour commencer ma formation de spécialiste, j’ai choisi ce service parce qu’il m’offre la possibilité de rencontrer un large éventail de patients présentant des pathologies diversifiées et souvent complexes, explique le médecin assistant Evrim Jaccard. Je peux prendre ainsi en charge un patient souffrant d’insuffisances cardiaque et rénale».



Avec ses quelque 180 lits, le Service de médecine interne est le plus grand du CHUV en nombre de patients hospitalisés. Ceux-ci proviennent en grande majorité des Urgences. Il accueille également un grand nombre de patients ayant séjourné aux Soins intensifs. La population de ses patients hospitalisés est ainsi particulièrement variée: il peut s’agir de patients âgés atteints d’une affection aiguë, de patients souffrant de plusieurs maladies à la prise en charge délicate, ou encore porteurs d’une maladie plus rare nécessitant des investigations approfondies. «Ce contexte implique souvent un travail d’équipe multidisciplinaire, ajoute le Dr David Gachoud, chef de clinique. Outre les médecins internistes, ce sont des consultants d’autres spécialités médicales et des professionnels des soins qui se réunissent autour du patient. Cela permet non seulement au médecin assistant de voir comment les autres spécialistes traitent les patients, mais également d’intégrer les différentes informations qu’il reçoit pour envisager une prise en charge globale du malade.»

Etre confronté à la pratique

La journée-type du médecin assistant est rythmée par ses consultations auprès de ses malades, mais également par des échanges avec les autres médecins du service. «Lorsqu’un nouveau patient rejoint le service ou que des complications surviennent, je pose un diagnostic dont je discute ensuite avec mon supérieur hiérarchique, chef de clinique, explique Evrim Jaccard. Si l’un d’entre nous a le moindre doute, nous retournons ensemble voir le patient. Extrêmement formateur, ce moyen de procéder m’oblige à connaître mes limites.» Ces entretiens sont complétés par une visite hebdomadaire durant laquelle le médecin assistant et le chef de clinique revoient et discutent ensemble des dix malades environ dont le médecin assistant a la responsabilité. Les chefs de clinique bénéficient d’ailleurs d’une formation en supervision clinique afin de fournir un encadrement de qualité. Puis, lors de la «grande visite» menée au lit des patients par les médecins-cadres, le médecin assistant bénéficie de l’expertise de ces derniers sur des prises en charge particulièrement complexes.

«Notre service organise également une large palette de formations à l’attention de ses médecins assistants, poursuit le Dr Gachoud. Les «teaching rounds» sont les plus plébiscités: deux fois par semaine, un médecin cadre présente un sujet de médecine interne générale, ce qui permet de couvrir un large choix de sujets sur une période de plusieurs mois.» A cela s’ajoute une série de colloques sur des thèmes variés: les examens complémentaires qu’un médecin interniste doit pouvoir effectuer, l’analyse de la littérature médicale lors de journal clubs, la présentation de cas difficiles, l’acquisition de connaissances en imagerie médicale ou encore en oncologie pour optimiser la prise en charge des patients atteints d’un cancer. De plus, le service bénéficie de l’apport d’un médecin cadre et d’un chef de clinique titulaires d’une formation spécifique en pédagogie médicale. «Ces formations sont indispensables, car elles sont garantes de la médecine de qualité que nous voulons offrir à nos patients», commente Evrim Jaccard.

Conseils de spécialistes

Chaque médecin assistant a en plus la possibilité de choisir un parrain parmi les médecins cadres du service. Ce dernier devient ainsi la personne de référence pour l’aider à ajuster son plan de carrière ou l’aiguiller en cas de difficultés. «C’est un atout de recevoir ses conseils personnalisés. Je peux lui parler de mes aspirations et il me guide dans le parcours que j’ai choisi, précise Evrim Jaccard. Mon parrain est devenu de fait un peu mon mentor.»

Selon le Dr David Gachoud, un des mérites des médecins cadres du service est de proposer une formation de haut niveau tout en menant en parallèle une excellente activité de recherche: «Quand je vois la qualité des «teaching rounds», des «grandes visites» et des différents projets de recherche – par exemple, la grande étude CoLaus, les travaux de recherche en immunologie ou sur l’ostéoporose, la recherche fondamentale sur les fonctions vasculaire et endothéliale -, je pense que les médecins-cadres concilient de manière très efficace ces deux impératifs d’un hôpital universitaire.» Ce que ne contredira pas Evrim Jaccard, lui qui a déjà mené une étude sur le diabète dans le cadre d’un Doctorat en médecine et en sciences sous la houlette du Prof. Gérard Waeber, chef du Service de médecine interne.


Quel parcours pour les médecins assistants?

Leur diplôme universitaire en poche, les médecins devront acquérir une formation post-graduée spécifique pour la discipline qu’ils souhaitent pratiquer à long terme. Le Service de médecine interne du CHUV engage en général des médecins assistants ayant effectué auparavant une à deux années de formation postgraduée auprès d’un hôpital périphérique. Une fois au sein du service, ils effectueront des rotations dans les unités de médecine interne générale, un séjour aux Urgences, puis des tournus dans les services de spécialité (immuno-allergologie, endocrinologie/diabétologie, pneumologie, cardiologie, angiologie, néphrologie, hématologie, oncologie, rhumatologie, infectiologie, neurologie, médecine intensive, réhabilitation, gériatrie ou encore médecine interne ambulatoire).

A l’issue de cette formation, les médecins assistants obtiendront le titre de spécialiste FMH en médecine interne générale. Environ 50% des diplômés ouvriront alors leur propre cabinet. Environ 40% effectueront une deuxième spécialisation dans un des services qu’ils ont visités durant leurs tournus. La fraction restante optera pour une carrière hospitalière, qu’elle soit académique ou non.