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de néphrologie
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L'ensemble des publications du service peut être consulté dans la base de données Unisciences de l'Université de Lausanne.



Recherche fondamentale

La recherche fondamentale est principalement menée dans le cadre de l'activité du Laboratoire de recherche en néphrologie.


Prévention des calcifications artérielles par les nouveaux chélateurs du phosphate

Depuis plusieurs années, sous l'impulsion du Pr. Michel Burnier et financée en partie par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, l'équipe de recherche mène de nombreuses études de physiologie rénale sur la sensibilité au sodium de la pression artérielle, soit la façon dont celle-ci évolue selon la capacité du rein à éliminer ou à garder du sel en fonction de conditions physiologiques, pathologiques ou pharmacologiques données. Les aspects génétiques de l'hypertension artérielle et de la sensibilité au sel sont également l'un des axes de cette recherche.

Dans cette démarche, le laboratoire de recherche est très impliqué dans le phénotypage rénal des participants de ces nombreuses études. En particulier, notre laboratoire est responsable de:

  • l'évaluation de la fonction rénale, à l'aide respectivement de la mesure de la clairance rénale de la sinistrine pour l'évaluation du taux de filtration glomérulaire et de celle de l'acide para-amino hippurique (PAH) pour l'évaluation du flux sanguin rénal;

  • la mesure de homéostasie sodique segmentaire rénale en utilisant la mesure de la clairance du lithium endogène.

Le laboratoire a également développé des compétences dans le domaine de la recherche pré-clinique. Et depuis quelques années, il est impliqué dans différents protocoles animaux visant à prévenir les complications vasculaires de l'hyperparathyroïdisme secondaire, une complication classique de l'insuffisance rénale.

En effet, lorsque les reins ne parviennent plus à éliminer suffisamment le phosphore ingéré avec la nourriture et/ou lorsque les taux de vitamine D, synthétisée par les reins, et de calcium sanguin deviennent trop bas, les glandes parathyroïdes sont activées et la production de parathormone est stimulée. Si, dans un premier temps, ce phénomène est bénéfique pour maintenir en équilibre l'organisme, à terme, ce système va s'emballer en cas d'insuffisance rénale terminale et, malgré des taux de parathormone excessifs, les taux de phosphore sanguins vont monter tandis que ceux du calcium vont diminuer drastiquement. Cette situation peut générer de sérieux problèmes, notamment au niveau des os où une décalcification rapide est observée et au niveau des vaisseaux sanguins et des tissus du cœur où le calcium libéré par les os peut s'accumuler sous forme de dépôts solides, des calcifications artérielles et cardiaques pouvant être responsables de complications graves.

Plusieurs modèles expérimentaux sont utilisés afin de créer un hyperparathyroïdisme chez le rat urémique, et l'utilité de plusieurs types de médicaments (calcimétiques, chélateur du phosphore, etc.) en phase de développement ont été investigués (Drs Olivier Phan et Marc Maillard).


Autres recherches

Le laboratoire de recherche mène également des expériences sur l'étude des phénomènes de régulation de la sécrétion de rénine (Dr Marc Maillard), sur le rôle du sodium et du potassium dans le développement de l'hypertrophie cardiaque et rénale (Dr Qing Wang) ou, en collaboration avec Pr. Bruno Vogt de l'Inselspital de Berne), sur l'étude des troubles du transport du sodium dans la cirrhose. De plus amples informations peuvent être obtenues en consultant les publications de ces auteurs ou en les contactant directement.

Finalement, le Pr. Olivier Bonny (médecin associé et professeur à l'Université de Lausanne) et son groupe de recherche mènent une recherche originale en étudiant les mécanismes de transport intra-rénaux du calcium et de l’acide urique et leur rôle dans la formation de calculs rénaux. En savoir plus...