TUMEURS cérébrales

Qu'est-ce qu'une tumeur?
Une tumeur est toute masse qui résulte d'une multiplication (division) accrue de cellules anormales. Elle peut être également appelée un néoplasme ou une excroissance (masse).

Pourquoi les tumeurs cérébrales se développent?
Les multiples recherches sur les facteurs environnementaux et héréditaires ne permettent pas, à l'heure actuelle, de définir clairement la relation entre ces facteurs et le développement d'une tumeur cérébrale. Par ailleurs, les recherches progressent dans un certain nombre de nouveaux domaines tels que les oncogènes (gènes spécifiques associés au cancer) et la production anormale de facteurs de croissance spécialisés. Rarement, les tumeurs cérébrales se développent en relation avec des maladies familiales (génétiquement transmises) telles que la neurofibromatose, la maladie de Von Hippel Lindau ou la sclérose tubéreuse de Bourneville.

Tumeur cérébrale primaire et tumeur cérébrale métastatique ou secondaire, la différence?
Les tumeurs cérébrales primaires sont celles qui se développent dans les cellules spécialisées qui constituent le cerveau et son enveloppe. Les tumeurs cérébrales métastatiques proviennent d'un autre organe tel que les poumons, les seins, les reins ou la peau.

Tumeurs cérébrales bénignes et tumeurs cérébrales malignes?
Les tumeurs cérébrales bénignes sont constituées de cellules qui croissent lentement et qui, à l’analyse microscopique n’ont pas de caractère d’activité importante. Une tumeur cérébrale bénigne peut être soit simplement surveillée radiologiquement soit être extirpée chirurgicalement complètement ou de façon partielle. Si une tumeur bénigne n'est pas complètement enlevée, elle peut récidiver.

Les tumeurs cérébrales malignes, classées « cancéreuses », définissent certaines tumeurs primaires ainsi que toutes les lésions cérébrales métastatiques. Elles sont constituées de cellules qui se divisent relativement vite. Ces tumeurs croissent donc rapidement et peuvent envahir et endommager les structures cérébrales importantes. Elles peuvent être traitées par la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou la combinaison de celles-ci.

Est-il possible de prévenir les tumeurs cérébrales?
Aucun conseil de prévention ne peut être proposé afin de prévenir l'apparition de tumeur cérébrale primaire. Par ailleurs, les risques de développer une tumeur secondaire ou métastatique peuvent être diminués si la tumeur initiale (poumon, sein ou rein), est dépistée et soignée à temps.

Quels sont les signes et symptômes associés à la présence de tumeurs cérébrales?
Les manifestations cliniques d’une tumeur cérébrale sont variables. En effet, elles dépendent de la localisation, du volume de la lésion et de l’hypertension intracrânienne et l’hydrocéphalie et/ou de l’œdème associées ou non. Par exemple, il peut s’agir de:

  • céphalées
  • crises d’épilepsie
  • vertiges/ étourdissements
  • déficits moteurs ou sensitifs
  • nausées matinales/vomissements
  • troubles auditifs
  • troubles visuels
  • changement de la personnalité

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Quelles sont les types de tumeurs fréquentes chez l'adulte?
La classification officielle des tumeurs cérébrales, proposée par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), s’effectue selon des critères d’origine cellulaire et leur degré de malignité.

Les tumeurs les plus fréquentes sont mises en italique. Il va sans dire qu'une tumeur peut être à la fois maligne et fréquente .

Les TUMEURS NEUROEPITHELIALES: représentent les tumeurs cérébrales primaires les plus fréquentes et elles prennent pour origine, soit les neurones, soit les cellules entourant les neurones (les cellules gliales). Dans ce cas, elles font parties de la famille des gliomes. Certaines tumeurs sont aussi mixtes c’est-à-dire qu’elles sont composées d’un mélange de neurones et de cellules gliales. Dans cette catégorie, on trouve des tumeurs plus rares qui proviennent d’autres types cellulaires précisés plus bas.

- Tumeurs astrocytaires (un autre type de cellules gliales)

  • Astrocytome diffus
    • Astrocytome fibrillaire
    • Astrocytome protoplasmique
    • Astrocytome gemistocytique
  • Astrocytome anaplasique
  • Glioblastome
  • Astrocytome pilocytique
  • Xanthoastrocytome pléomorphe

- Tumeurs oligodendrogliales (un autre type de cellules gliales)

  • Oligodendrogliome
  • Oligodendrogliome anaplasique

- Tumeurs mixtes oligo-astrocytaires

  • Oligoastrocytome
  • Oligoastrocytome anaplasique

- Tumeurs épendymaires (autres types de cellules gliales)

- Tumeurs du plexus choroïde (type de cellules qui produisent le liquide céphalorachidien)

  • Papillome du plexus choroïde
  • Carcinome du plexus choroïde

- Tumeurs gliales d’origine incertaine

- Tumeurs neuronales et mixtes (neuro-gliales). (rares, retrouvées plus fréquemment chez le jeune adulte.)

  • Gangliocytome
  • Gangliogliome
  • Neurocytome
  • Gangliogliomes anaplasiques
  • Tumeurs neuroépithéliales dysembryoplastiques (DNET)

- Tumeurs neuroblastiques (rares)

  • Esthésioneuroblastome
  • Neuroépithéliome Olfactif

- Tumeurs pinéales (petite région cérébrale qui est composée de cellules spécifiques)

  • Pinéalocytome
  • Pinéaloblastome

- Tumeurs embryonnaires (plus fréquentes chez les enfants et jeunes adultes et qui prennent pour origine des cellules peu différentiées, que l’on retrouve au stade embryonnaire)

  • Médulloépithélome
  • Ependymoblastome
  • Médulloblastome
  • Tumeur suptratentorielle neuroectodemale primitive (PNET)
  • Tumeur atypique térato-rhabdoïde
Les tumeurs des nerfs périphériques : Proviennent des gaines des nerfs périphériques, qui sont composées de cellules différentes que celles que l’on trouve dans de cerveau. On ne trouve donc pas ces tumeurs dans le cerveau mais au niveau des nerfs crâniens et des nerfs périphériques de tout le corps.

- Schwanome ou neurinome (tumeur que l’on peut retrouver dans le cadre d’une maladie génétique appelée la neurofibromatose)

- Neurofibrome (tumeur que l’on peut retrouver dans le cadre d’une maladie génétique appelée la neurofibromatose)

- Perineurinome

- Tumeur maligne des nerfs périphériques

Les tumeurs des méninges: Le cerveau est recouvert d'une fine toile protectrice qui se nomme méninge et à partir de laquelle peuvent se former des tumeurs.

- Tumeurs méningothéliales

  • Méningiome bénin (plusieurs types histologiques)
  • Méningiomes malins (plusieurs types histologiques et degrés de malignité)

- Tumeurs mésenchymateuses non méningothéliales (rares)

  • Lipome
  • Liposarcome
  • Angiolipome
  • Fibrome
  • Fibrosarcome
  • Chondrome
  • Histiocytome fibreux malin

  

  • Leiomyome
  • Leiomyosarcome
  • Rhabdomyosarcome
  • Chondrosarcome
  • Hémangiome
  • Ostéome
  • Ostéosarcome

- Tumeurs primaires mélanocytiques

  • Mélanocytose diffuse
  • Mélanocytome
  • Mélanome malin

- Tumeurs d'origine incertaine

Les tumeurs germinales : il s’agit de tumeurs rares survenant plutôt chez les enfants et jeunes adultes, dont l’origine cellulaire est germinale, c’est à dire que ce sont les mêmes cellules que l’on retrouve dans les gonades (organes sexuels).
  • Germinome
  • Carcinome embryonnaire
  • Tumeur du sac vitellin
  • Choriocarcinome
  • Tératome mature et immature
  • Tumeurs germinales mixtes
Les tumeurs de la région sellaire : il s’agit d’une petite région cérébrale bien spécifique puisqu’elle se situe à la base du crâne et y loge un important centre hormonal appelé l’hypophyse. Cette région peut être à l’origine de tumeurs spécifiques
Les tumeurs d’origine hématopoïétique : Ces tumeurs proviennent des cellules sanguines. Elles surviennent soit isolément dans le cerveau, soit dans un contexte de maladie du sang plus généralisée.
Les métastases : Tumeurs cérébrales les plus fréquentes. Elles sont malignes et secondaires à une tumeur d’une autre région du corps (poumon, sein, rein, peau). Des cellules tumorales migrent vers le cerveau empruntant la voie sanguine le plus souvent. Les métastases les plus fréquentes sont celles du cancer du poumon et du sein.

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Quelles sont les mesures diagnostiques?
- L’examen clinique

- Méthodes électrophysiologiques :

- Méthodes radiologiques :

- Méthodes chirurgicales:

Quels sont les traitements envisageables?
Dans la majorité des cas, une équipe multidisciplinaire élabore la meilleure approche à adopter afin de traiter une tumeur cérébrale spécifique. En effet, hebdomadairement, neurochirurgiens, radio-oncologues , oncologues et anatomopathologistes se rencontrent afin de  partager les données médicales et radiologiques de différents patients et ainsi d'élaborer un plan de traitement pour chacun à la lumière de ces informations:

  • type de tumeur
  • taille et localisation de la tumeur
  • agressivité de la tumeur
  • évolution de la tumeur primaire s'il s'agit de traiter des métastases cérébrales
  • états physique, émotif et cognitif du patient

Le plan de traitement est discuté avec le patient. Certes, son état physique est en cause mais ses convictions à l'égard de sa maladie et du traitement sont également à considérer.

1. La chirurgie
La chirurgie est utilisée régulièrement dans le traitement des tumeurs primaires, parfois dans celui des métastases. Elle est généralement effectuée sous anesthésie générale sauf lorsqu'elle est en condition stéréotaxique. La chirurgie peut avoir différents objectifs:

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2. La radio oncologie ou radiothérapie

La radiothérapie est utilisée fréquemment dans le traitement des tumeurs cérébrales malignes, parfois bénignes. Elle consiste à diriger des faisceaux de radiation (électrons ou photons) directement sur la  tumeur et son pourtour. Ces rayons traversent les tissus et empêchent les cellules de se multiplier. En principe, les rayons agissent de façon similaire sur les cellules saines et sur les cellules cancéreuses. Cependant, les cellules saines ont une meilleure capacité à réparer les effets dus aux rayons que les cellules tumorales.  Elle peut être soit un complément à la chirurgie et/ou à l'oncologie (chimiothérapie) soit être utilisée seule. Salle de traitement

  • à but thérapeutique
    • curative: Elle vise à guérir la tumeur ou à stabiliser à long terme l'état de santé du patient.
    • palliative: Lorsque la tumeur est à un stade avancé, que sa localisation ne permet pas une chirurgie totale ou que sa nature nécessite un complément de traitement. Dans ce cas, la radiothérapie a pour but de contrôler ou de réduire le volume de la tumeur afin de  limiter les complications et autres effets secondaires  permettant ainsi de maintenir une certaine qualité de vie.

3. L'oncologie ou la chimiothérapie
La chimiothérapie est utilisée fréquemment dans le traitement des tumeurs cérébrales malignes. Elle peut être soit un complément à la chirurgie et/ou à la radiothérapie. Il s'agit d'administrer de puissants médicaments, les cytotoxiques, selon des modalités très précises. Actuellement, il existe de nombreux  médicaments cytotoxiques. Par contre, il est possible que l'on vous propose de participer à une étude clinique ou un protocole de traitement, la recherche médicale ayant pour mission de faire progresser non seulement la connaissance des maladies mais également le nombre et la qualité des traitements. Tous les traitements standards actuels ont été développés sur la base de ces études.

  • à but thérapeutique
    • curative: Elle vise à guérir la tumeur ou à stabiliser à long terme l'état de santé du patient.
    • palliative: Lorsque la tumeur est à un stade avancé, que la chirurgie est partielle ou que la nature de la tumeur le requiert. Dans ce cas, la chimiothérapie a pour but de contrôler ou de réduire le volume de la tumeur afin de  limiter les complications et autres effets secondaires  permettant ainsi de maintenir une certaine qualité de vie.

4. Les traitements médicamenteux
Certains médicaments sont régulièrement associés au traitement chirurgical, de radiothérapie et/ou de chimiothérapie. Les plus communs sont les corticostéroïdes et les anticonvulsivants.

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Dernière modification le 30.05.2011 - Impressum - Informations juridiques

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