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Accident vasculaire cérébral


A la rescousse du cerveau


Le Dr Patrik Michel, médecin adjoint et co-responsable de l’Unité cérébrovasculaire, explique de quelle manière le CHUV travaille pour améliorer la prise en charge d'un accident vasculaire cérébral (AVC).


Pour les professionnels du CHUV, la prise en charge d’un accident vasculaire cérébral (AVC) est une véritable course contre la montre: lorsqu’un vaisseau se bloque ou se rompt, un retard de chaque minute peut en effet provoquer des dégâts nécessitant des mois de rééducation, voire des séquelles définitives pour le langage ou la motricité, pour ne citer que les plus évidentes.

Comment agir?

Lors d’une attaque, la victime peut ressentir une perte brusque de la force ou de la sensibilité d'une partie du corps, un trouble de la vision ou de l'élocution, voire des vertiges aigus ou un mal de tête inhabituel. Il s’agit alors d’appeler immédiatement les secours au 144, afin que le patient puisse arriver dans un centre spécialisé dans les 2-3 heures au plus tard, délai impératif afin d’éviter des conséquences irrémédiables. Plus vite le patient arrive à l’hôpital, plus grandes sont ses chances: «Notre première priorité sera de stabiliser le patient, avant de rétablir la circulation cérébrale proprement dite, précise le Dr Patrick Michel, médecin adjoint et co-responsable de l’Unité cérébrovasculaire (Stroke Unit). Dans un second temps, nous prendrons de nombreuses images du cerveau et des artères pour définir le type d’attaque auquel nous avons affaire, et pour décider de la meilleure suite du traitement pour éviter de trop grandes séquelles.»

Que font les médecins en urgence?

De nombreux progrès ont été effectués dans la prise en charge en urgence. Le flux sanguin du cerveau peut souvent être rétabli grâce à la thrombolyse ou un traitement endovasculaire. On connaît aujourd’hui les éléments qu’il faut surveiller afin de limiter les dégâts: la pression artérielle, la fonction du coeur, le taux de sucre dans le sang, ou encore la température sont ainsi mesurés en permanence afin de conserver le cerveau dans les meilleures conditions. De nombreuses complications d'un AVC sont prévenues et détectées précocement grâce à une surveillance étroite par le personnel spécialement formé dans l'Unité cérébrovasculaire.

S'améliorer, toujours

Les séquelles des AVC sont extrêmement variables et individuelles. Pour cette raison, et afin d’améliorer le sort des patients atteints d’un AVC, les membres de notre équipe remettent chaque jour leurs pratiques en question. «Nous travaillons main dans la main avec le personnel soignant, paramédical et d'autres professions médicales qui font un immense travail pour éviter les complications et prévenir une récidive, ajoute le Dr Patrick Michel. Nous essayons d'optimiser chaque aspect de notre prise en charge en collaboration avec les autres spécialistes. Nous sommes particulièrement attentifs à offrir un bilan diagnostic complet, une rééducation performante et une bonne éducation au patient et à sa famille.»

De plus, l’Unité cérébrovasculaire mène de nombreux protocoles de recherche conjointement avec des partenaires locaux et internationaux. Elle invite les patients à participer à des études pour le traitement aigu ou la prévention des AVC. «Avec notre registre des AVC du CHUV, ces recherches amélioreront le traitement des AVC et rendra les patients plus indépendants», espère le Dr Patrik Michel.