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Médecines complémentaires

La notion de «médecines complémentaires» (ou «approches complémentaires») regroupe des pratiques qui ne sont pas intégrées dans le système de santé dominant (définition de l’Organisation mondiale de la santé). Pratiquées par des personnes issues du monde médical, infirmier ou autre, elles forment un ensemble très varié, qui comprend tant des techniques millénaires que des approches relativement récentes.

Parmi les pratiques les plus courantes, on peut citer par exemple l’ostéopathie, la phytothérapie (soins par les plantes), l’homéopathie, l’acupuncture, les massages de relaxation, les approches spirituelles.

Les médecines complémentaires sont très utilisées: entre 40 et 90% des patient-e-s y ont recours, selon les enquêtes.


Que sait-on sur leur efficacité?

On dispose aujourd’hui de nombreuses informations scientifiques sur les médecines complémentaires. Une partie d’entre elles portent sur l’efficacité mesurée par des études cliniques comparatives. Il a été ainsi démontré que les médecines complémentaires peuvent parfois compléter positivement le traitement conventionnel, notamment pour en diminuer certains effets secondaires et améliorer la qualité de vie des patients.


Voici quelques exemples de pratiques complémentaires qui ont fait leur preuve d’un point de vue scientifique:

  • les massages, l’acupuncture et l’hypnose pour soulager les douleurs;

  • les massages pour traiter l’anxiété;

  • la stimulation d’un point d’acupuncture pour soulager les nausées causées par la chimiothérapie.


Certaines approches sont-elles dangereuses?

Un risque important de l’utilisation de médecines complémentaires est l’effet qu’elles peuvent avoir sur les traitements de médecine conventionnelle. Ce risque d’interaction est une des raisons pour laquelle il est recommandé de discuter de tout recours à une thérapie complémentaire avec le médecin, tout particulièrement en période de traitement. Il pourra en préciser les bénéfices et risques éventuels, en considérant l’ensemble de la situation médicale.

Aujourd’hui, l’attitude professionnelle vis-à-vis des médecines complémentaires consiste à dépasser les préjugés personnels et à aborder la question de façon neutre et bien informée. Même si le choix de recourir à une méthode thérapeutique complémentaire relève de la décision du patient (comme pour tout traitement d’ailleurs), les professionnels de la santé devraient être à même de l'orienter dans l’offre de soins.

Vous vous demandez si une approche complémentaire est recommandée dans votre situation et vous craignez d’aborder le sujet à la consultation? N’hésitez pas à en parler ouvertement à votre médecin. C’est le meilleur moyen de garantir une approche globale de prise en charge et de prévenir tout danger d’interaction avec votre traitement.