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Traitements

Vivre avec le cancer

Ligue vaudoise contre le cancer

La récidive

Il peut arriver, malgré les traitements, que certaines cellules restent «endormies» ou échappent à la thérapie et ressurgissent à distance. C’est ce que l’on appelle communément le «risque de récidive».

L’éventualité d’une récidive est une situation éprouvante à vivre. N'hésitez pas à partager vos sentiments avec votre médecin et votre équipe soignante. Le soutien d’une personne de confiance ou d’un spécialiste peut également vous aider à soulager votre anxiété et vos doutes.

Qu’entend-on par récidive?

La récidive signifie une reprise du cancer à partir de cellules cancéreuses qui n’ont pas été détruites par le traitement initial. Il n’y a pas de délai permettant de définir une période durant laquelle une récidive peut se déclarer. Néanmoins, le risque diminue avec le temps. C’est pour cela que les consultations de surveillance s’espacent progressivement au cours des ans.

Si une récidive survient, elle peut se manifester de différentes façons:

  • par une reprise locale ou régionale: le cancer réside sur le lieu de la tumeur initiale ou dans les tissus avoisinants;

  • par des métastases: le cancer initial s’est propagé par l'intermédiaire du sang ou de la lymphe vers un autre organe ou vers d’autres tissus éloignés de la première localisation.

Cette reprise de la maladie ne signifie pas qu’il y ait un nouveau cancer, même s’il touche un autre organe ou un autre lieu. Le type de cellules reste le même que celui découvert lors du cancer initial. Par exemple, lorsqu’une personne a eu un cancer du poumon et qu’elle apprend qu'il a évolué dans les os, cela ne veut pas dire qu’elle a un cancer des os, mais un cancer du poumon qui s’est développé dans les os. Cette distinction est importante pour le médecin car la détermination d’un nouveau traitement médicamenteux se fera en fonction du cancer d’origine.

En cas de récidive, une nouvelle stratégie thérapeutique est nécessaire. Elle comprend d’autres propositions ou des propositions complémentaires à celles présentées dans le plan de traitement initial.


Quels signes peuvent faire soupçonner une récidive?

Il n'est pas possible de définir de manière absolue les signes qui évoquent une récidive. Chaque cancer possède ses caractéristiques propres. Le médecin précise les surveillances particulières à chaque situation.

Le médecin et l'équipe soignante sont les personnes de référence à qui faire part de ses doutes et des signes qui semblent anormaux. Le médecin connaît l'histoire de maladie de chaque patient et a accès au dossier qui retrace les différents traitements réalisés. Certains cancers sont connus pour évoluer vers certains organes: il va donc généralement investiguer ces localisations en priorité, en consultant au besoin d’autres médecins spécialistes.

Le partenariat entre la personne soignée et l’équipe est également essentiel. Il permet de rassurer la personne dans l’interprétation des signes et symptômes et de lui permettre de faire part de ses interrogations et appréhensions.


Quel impact sur l'histoire personnelle?

Lorsqu'une personne apprend qu'elle est en récidive, il est légitime qu'une foule de questions l'habitent.

Un tourbillon d'émotions fait de déception, découragement, angoisse, colère, révolte contre la maladie et contre les professionnels peut surgir. La personne peut se sentir trahie par la maladie et avoir le sentiment que l’énergie mise jusque-là dans le traitement initial n’était que pure perte. Peut-être verra-t-elle la perspective d’une guérison définitive s’éloigner. Peut-être même se sentira-t-elle abandonnée par l’équipe de soins.

Cette confusion est légitime et il est important qu'elle puisse être confiée aux professionnels. Au besoin, un soutien plus personnalisé, sous forme de consultation psychologique ou d'échanges dans un groupe de soutien, pourra être proposé à la personne soignée et à ses proches. Selon les situations, une activité créative (écriture, dessin, photographie, etc.) ou de la relaxation pourra également favoriser un apaisement du corps et de l’esprit.