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L'ensemble de nos publications peut être consulté dans la base de données UniSciences de l'Université de Lausanne.


Immunothérapie des tumeurs de la sphère ORL


Le rôle du système immunitaire dans la défense de l’hôte contre le développement d’un cancer est clairement établi. Dans la phase précoce d’apparition d’un cancer, les cellules transformées peuvent être éliminées par le système immunitaire.

Un des mécanismes principaux de reconnaissance de la tumeur par les cellules du système immunitaire est basée sur l’identification de molécules cibles exposées à la surface des cellules tumorales, les antigènes tumoraux spécifiques, qui sont reconnus par des globules blancs avec la capacité, une fois activés, de tuer les cellules tumorales. Les vaccins anti-tumoraux visent à induire des réponses vigoureuses des lymphocytes tueurs capables d’éliminer de façon spécifique les tumeurs.

Nous étudions les mécanismes immunologiques associés au développement, à la progression et à la récurrence du cancer de la sphère ORL afin de développer de nouvelles stratégies pour une thérapie cellulaire ciblée du cancer.

Le principal objectif de notre recherche est de suivre les interactions entre les cellules du système immunitaire et les cellules tumorales et de développer des modèles précliniques pour l'immunothérapie. Nos premiers résultats ont montré que 80% des tumeurs de la sphère ORL expriment au moins un antigène susceptible d’être reconnu par les globules blancs (lymphocytes T) du système immunitaire, parmi lesquels, MAGE-A4 et MAGE-A3, de la famille des CT Antigènes sont exprimés dans plus de 50% des tumeurs. De plus, nous avons pu mettre en évidence dans le sang circulant de patient-e-s atteint-e-s d’un cancer ORL, la présence de lymphocytes T capables de reconnaitre et d’engendrer une réponse immunitaire spécifique vis à vis de ces molécules. Ces premiers résultats confirment notre hypothèse selon laquelle, dans ce type de cancer, les patient-e-s développent des réponses immunitaires spécifiques contre la tumeur.

Dans une étude parallèle, nous avons montré que les cellules dendritiques, impliquées dans l’activation des cellules lymphocytaires sont peu représentées dans l’infiltrat intra tumoral et les cellules tumorales expriment des molécules comme l’arginase-2, ou la cyclooxygenase-2, qui bloquent l’activité des lymphocytes. La présence dans le microenvironnement tumoral de lymphocytes FOXP3+, une sous classe régulatrice des cellules T, semble par contre significativement améliorer le pronostic des patient-e-s. Le rôle exact de ce type de cellules reste à éclaircir mais ces résultats confirment certainement l’importance du système immunitaire dans l’évolution clinique du ou de la patient-e. Basé sur nos résultats préliminaires et notre modèle murin, nous envisageons d’étudier l’impact d’un traitement immuno-thérapeutique sur le contrôle de la progression et de l’émergence de récidive tumorale.