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Département de psychiatrie
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Le Prof. Philippe Conus reçoit le Grand Prix Halphen 2017

Le prix décerné par l'Académie des sciences (Institut de France) récompense la démarche globale, à la fois clinique et de recherche, visant la détection précoce des troubles psychotiques mise en oeuvre par le Prof. Conus au Département de psychiatrie

Publié par Philippe Conus

La Fondation Philippe & Maria Halphen a été créée en 2013, sous l’égide de l’Académie des sciences, par Madame Maria Halphen. Elle vise notamment à soutenir la recherche dans le domaine des maladies mentales, à accélérer le partage des connaissances sur ce sujet et à informer la population afin de changer les perceptions de ces pathologies. Pour en savoir plus : http://www.pmhalphenfoundation.org/fr/#objectives

Le Grand Prix Halphen des sciences pour la recherche en neuropsychiatrie sur les maladies mentales récompense chaque année un chercheur francophone et européen ayant contribué à la mise en évidence chez le malade de nouvelles pistes ou outils thérapeutiques. 

L’édition 2017 salue le travail du Prof. Philippe Conus, chef du Service de psychiatrie générale du CHUV, notamment sa démarche globale, à la fois clinique et de recherche, visant la détection précoce des troubles psychotiques. Il reçoit ce prix le mardi 21 novembre 2017.

Extrait du communiqué de la fondation : Le prix est décerné à Philippe Conus, auteur de 265 publications scientifiques. Dans la continuité de ses séjours à Melbourne, il a développé des programmes spécialisés d’intervention précoce et de soin aux patients souffrant d’un premier épisode de psychose ou de trouble bipolaire, en collaboration très étroite avec le Centre de neurosciences psychiatriques. Ses travaux ont donné lieu à des publications de recherche clinique de premier plan en psychiatrie. Plus encore ils ont permis d’objectiver les bénéfices du N-acetyl-cysteine (NAC) sur les symptômes négatifs ainsi que les troubles cognitifs de la schizophrénie, symptômes résistants aux prises en charges usuelles et constituant le principal handicap de la maladie.

Un programme clinique pour traiter précocement les troubles psychiatriques

Sur le plan clinique, depuis 2004, le Prof. Conus et ses collègues (médecins, infirmiers, assistants sociaux et psychologues) sont les initiateurs d’une approche visant à favoriser la détection précoce des patients avec une psychose débutante et à renforcer leur engagement dans les soins, afin de leur donner accès à des traitements spécifiques dès l’apparition des premiers symptômes. Cela permet notamment d’améliorer leur quotidien et de limiter l’évolution de la maladie. A cette fin, le programme TIPP (Traitement et intervention dans la phase précoce dans les troubles psychotiques) a été mis sur pieds et, depuis 2004, plus de 600 patients y ont été pris en charge pour une durée de 3 ans. Outre les patients, il cible également les professionnels de la santé en leur mettant à disposition du matériel pour les aider dans leur travail. Plusieurs projets de recherche clinique sont conduits dans ce cadre également, dans le but d’améliorer l’offre en soins et d’identifier des sous-groupes de patients ayant des besoins spécifiques. 

Ce programme travaille en étroite collaboration avec les équipes mobiles de psychiatrie (suivi intensif dans le milieu), composées de médecins, infirmiers et assistants sociaux, qui proposent des soins dans le milieu des patients de manière à faciliter leur accès aux soins.  

Des projets de recherche translationnelle

La démarche du Prof. Conus se décline également sur des projets de recherche translationnelle, qui visent à mettre en synergie psychiatrie clinique et neurosciences. Ces travaux, qui sont réalisés dans le cadre d’une collaboration étroite entre le Service de psychiatrie générale et le Centre de neurosciences psychiatriques dirigé par la Prof. Kim Do Cuénod ainsi que dans le cadre de collaborations internationales, visent à identifier des marqueurs biologiques de la psychose. Le but est de pouvoir ensuite les détecter chez les personnes avant que la maladie ne se soit développée et ainsi de pouvoir agir de façon préventive.

Des études cliniques sont également conduites afin de trouver de nouveaux traitements, comme par exemple, la N-acétyle-cystéine (NAC) donnée à des patients ayant récemment développé une psychose, et dont les résultats sont prometteurs. Plus d’informations : http://www.chuv.ch/psychiatrie/dp_home/actu-xml-list/actueve_detail.htm?id=32962

 



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Article Le Temps 21.11.2017



Dernière mise à jour le 21.11.2017 09:16