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Dans les médias

Je n'arrive pas à dormir"
(RTS - Temps présent)


Examens du sommeil

L’insomnie


L’insomnie correspond à un sommeil perçu comme difficile à obtenir, insuffisant, ou non-récupérateur qui s’accompagne de perturbations diurnes, telles que fatigue, somnolence, troubles de la mémoire, de la concentration ou de l’humeur. L’insomnie est extrêmement fréquente: on considère qu’un tiers de la population dort mal, et que 10% des adultes ont recours à la prise de médicaments pour dormir, ponctuellement ou de façon quotidienne.

Insomnie primaire et secondaire

On distingue différentes formes d’insomnies selon leur durée d’évolution et leur association ou non à d’autres maladies. On différencie en effet l’insomnie occasionnelle (aiguë) et de courte durée de l’insomnie chronique. Si l’insomnie est due ou associée avec une autre maladie, on parle d’insomnie secondaire. L’insomnie est un symptôme rencontré dans de nombreuses pathologies médicales, psychiatriques et neurologiques. Elle peut être aussi secondaire à des facteurs non spécifiques, tels que les douleurs, la fièvre, les difficultés respiratoires ou la prise de certains médicaments.

Angoisse d'aller au lit

Dans les insomnies primaires, la perturbation du sommeil n’est pas secondaire à une autre maladie: l’insomnie est la maladie. Ce type d’insomnie se caractérise par une tension somatisée et s’associe à un conditionnement négatif au fait d’aller au lit: après quelques mauvaises nuits, on développe une véritable angoisse d’aller au lit de peur de ne pas pouvoir dormir, et la peur de ne pas pouvoir dormir ne fait que renforcer l’insomnie.

Traitement

Pour sortir de ce cercle vicieux, on peut utiliser des médicaments, mais ceux-ci comportent un certain nombre d’effets secondaires, et ils doivent être utilisés avec prudence et si possible pour des périodes de temps courts. Pour traiter ce type d’insomnie, on préfère privilégier la thérapie cognitivo-comportementale. Elle a comme rôle principal de réduire l’activité de rumination, l’anxiété ainsi que les croyances et les attitudes erronées vis-à-vis du sommeil. Elle nécessite la participation d’un-e psychologue expérimenté-e et elle peut être associée à d’autres techniques comme les techniques de relaxation.