Volume 3, Numéro 1, Mars 1996

Courrier du lecteur

A propos de l’article La stérilisation au cabinet médical et dentaire (Swiss–NOSO 1995 ; 2 : 17–18)

[…] Permettez-moi quelques remarques :

1. Les temps d’autoclavage préconisés sont de 15 minutes à 121 °C et de 3,5 min. à 134 °C (et non 2 minutes) au cœur du matériel à stériliser.

2. Le niveau d’assurance de la stérilité selon la pharmacopée européenne est un niveau théorique de # 1 micro-organisme survivant pour 106 unités stérilisées. Les tests biologiques chargés de 105 spores de Bacillus stearothermophilus sont de bons indicateurs, mais pas représentatifs du niveau de stérilité exigé. De ce fait, il faudrait régler les autoclaves à 120 °C/20 min. et 134 °C/8 min. Les programmes avec prévides sont préférés, et la stérilisation à chaleur sèche est à éviter.

3. La durée de conservation de matériel stérile est d’un an dans des conditions idéales et surveillées, ce qui n’est guère réalisable dans des cabinets médicaux ou dentaires. Il semble donc préférable d’utiliser ce matériel le plus rapidement après la stérilisation et de ne pas prolonger inutilement le stockage qui devrait être limité (quelques semaines à un maximum de six mois).

Ph. Vanautryve, Hôpital de la Tour, Meyrin

Je suis tout à fait d’accord avec vous que le niveau d’assurance de stérilité selon la pharmacopée européenne préconisant <= 1 micro-organisme survivant pour 106 unités stérilisées est un niveau théorique. Les prescriptions des pharmacopées sont devenues plus libérales : les procédures de stérilisation à la vapeur qui ont été validées sont en principe autorisées. A l’Hôpital de l’Ile nous avons pu démontrer que les cycles de 121 °C/12 min. et 134 °C/2 min. assurent une stérilisation efficace. Une durée prolongée augmenterait la charge thermique imposée au matériel. En ce qui concerne la durée de stockage du matériel, il est vrai qu’il n’existe pas de directives nationales ou internationales. La limite d’un an et votre proposition de 6 mois sont arbitraires. Des expériences dans l’industrie ont montré que la stérilité peut persister durant des années et la limite a été fixée à 5 ans. Les directives des pharmacopées sont évidemment des compromis obtenus dans des commissions ayant pour but de garantir une stérilité dans la grande majorité des cas.

H.R. Widmer, Hôpital de l’Ile, Berne