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Centre des tumeurs thoraciques
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  • Interview du Pr Laurent Nicod, chef du Service de pneumologie, sur le diagnostic des tumeurs thoraciques.


Les étapes du diagnostic

Le diagnostic est d'abord établi sur la base d'examens d'imagerie (CT scanner, PET/CT). Il requiert ensuite une confirmation par biopsie.


La consultation médicale

Dans un premier temps, le médecin interroge le-la patient-e sur ses antécédents médicaux et personnels. Il lui pose des questions sur les symptômes ressentis (il est important de mentionner tous les signes repérés).

L’entretien est suivi d’un examen physique approfondi: le médecin évalue la fonction respiratoire et cardiaque et recherche systématiquement les ganglions anormaux en palpant ceux qui sont situés au niveau du cou. Une prise de sang complète l’examen physique et permet de faire un bilan de l’état de santé général.

Selon la nature des premiers symptômes, la consulatation initiale peut avoir lieu chez le médecin traitant. Celui-ci peut être amené à prescrire les premiers examens ou à orienter directement le ou la patient-e vers un pneumologue, un autre médecin spécialisé ou vers notre Centre des tumeurs thoraciques.


Examens du bilan diagnostic

En complément de l'entretien médical, plusieurs éléments sont pris en compte:

  • les examens d'imagerie (radiographie, CT scanner, PET/CT)

  • l'analyse au microscope des tissus prélevés lors d'une biopsie bronchique. Celle-ci permet de confirmer le diagnostic et d'en préciser les caractéristiques.

  • L'exploration fonctionnelle pulmonaire (évaluation de la fonction respiratoire des poumons) et le bilan cardiovasculaire (électrocardiogramme et ulrasons cardiaques).

Biopsie bronchique

Effectuée par le pneumologue, la biopsie bronchique consiste à prélever plusieurs échantillons de tissus au niveau de la tumeur, au moyen d’une pince fine ou d’une brosse. Ce geste est le plus souvent réalisé par bronchoscopie. Le médecin pratique l’intervention endoscopique sous anesthésie locale, en introduisant par le nez ou la bouche un tube souple (endoscope), muni d’une petite lumière et de fibres optiques. Selon la localisation de l’anomalie, le médecin peut combiner ce geste à une imagerie par ultrasons pour guider l’aiguille dans la région suspecte.



Lorsqu’une biopsie est contre-indiquée pour des raisons médicales, l’analyse d’un échantillon d’expectorations (crachats) peut occasionnellement être privilégié afin de déceler la présence de cellules cancéreuses. On parle d’examen cytologique des expectorations.