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Policlinique médicale universitaire

Pourquoi dois-je attendre?

En 2012, plus de 36'000 patient-e-s ont été accueilli-e-s par le Service des urgences du CHUV. Moins de 2% d'entre eux ont choisi de rentrer chez eux avant même d’avoir rencontré le médecin, excédé-e-s par les délais de prise en charge. Qu’est-ce qui ce cache derrière cette attente?


Au Québec, un-e patient-e passe en moyenne dix-sept heures aux urgences avant d'être hospitalisé-e ou de pouvoir rentrer chez lui ou chez elle. Ce chiffre, relayé par la presse québécoise, concerne la période 2008-2009. A titre de comparaison, ces délais n'atteignent actuellement que quatre à cinq heures aux urgences du CHUV. Ils font des mécontents. Ils s'expliquent pourtant. Les urgences de l'Hôpital universitaire lausannois ont enregistré une hausse de fréquentation de 24% depuis 2005.

En cause: le vieillissement de la population, mais aussi les mutations sociales. Les usagers n'ont souvent pas de médecin de famille ou consultent tout simplement aux heures où les cabinets médicaux sont fermés.

Environ 150 personnes se présentent chaque jour aux urgences. Certains viennent par leurs propres moyens. D'autres sont amenés par ambulance. Un millier de patient-e-s par an sont même acheminé-e-s par hélicoptère. Les pics d'affluence sont prévisibles (entre 12h et 20h par exemple) et la taille des équipes adaptée en conséquence. Impossible, par contre d'anticiper la gravité de l'état des patient-e-s. En tout temps, une réanimation peut monopoliser cinq à dix infirmier-ère-s et médecins pendant une heure. Il est par conséquent très difficile de renseigner les usagers sur les délais d'attente exacts.


Pourquoi lui et toujours pas moi?

Lors de l'arrivée d'un patient à l'accueil des urgences du CHUV, un infirmier spécialement formé procède à une première évaluation avant même les formalités administratives. Grâce à l’évaluation clinique et à la mesure des paramètres vitaux comme la tension artérielle ou le pouls, il évalue le degré d’urgence des cas et oriente les usagers. Pendant les heures d’ouverture, certains patients sont directement dirigés vers la Policlinique médicale universitaire pour une prise en charge ambulatoire. Ces cas sont «triés» selon quatre degrés d'urgence.

Lorsque les signes vitaux sont gravement altérés, la prise en charge est immédiate. Il s’agit du degré d’urgence numéro un. Ces patients sont traités dans la salle de déchoquage et peuvent mobiliser, rappelons-le, une équipe médicale très importante. Lorsque l’urgence est de degré deux, le délai de prise en charge est fixé à20 minutes. Leur état de santé peut se dégrader très rapidement. L'ordre de prise en charge des patients n’est donc pas l’ordre d’arrivée, mais bien celui que la gravité des symptômes impose. Avec pour conséquence que les urgences de degré trois et quatre doivent patienter jusqu’à ce que les équipes aient «stabilisé» les cas graves.