3 financements Spark obtenus par les chercheur-euse-s du DP

Published by Bovet Remund Virginie on 16.12.2019
Le Centre de neurosciences psychiatriques, le Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et le Service de psychiatrie de liaison décrochent chacun un financement Spark du Fonds national suisse de la recherche scientifique.

L’instrument pilote Spark a été créé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) pour soutenir des projets de recherche non-conventionnels et des approches scientifiques innovantes. Plus de 700 idées de chercheur-euse-s, toutes disciplines scientifiques confondues, ont été soumises. Au total, 10 projets du CHUV ont été retenus.

Une nouvelle technologie pour mesurer l’ocytocine dans le sang – Centre de neurosciences psychiatriques

Le projet, mené conjointement par le Dr E. van den Burg et le Prof. R. Stoop, a pour but de développer une nouvelle technologie pour la mesure de l'ocytocine dans le sang. L'ocytocine est un peptide qui pourrait servir de biomarqueur pour un certain nombre de troubles psychiatriques. Un nouvel outil d'analyse de l’ocytocine est attendu depuis longtemps par de nombreux professionnels comme les cliniciens qui travaillent avec des patients atteints de troubles sociaux et les chercheurs universitaires qui étudient l'anxiété et le comportement social.

Mieux comprendre les liens entre le contrôle de soi et la violence durant l’adolescence grâce à une approche au plus proche de la vie quotidienne – Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent

Les mécanismes psychophysiologiques sous-tendant les échecs de contrôle de soi menant à la violence sont encore largement inconnus à ce jour. Une approche écologique (au plus proche de la vie réelle) est primordiale pour approfondir notre compréhension de ces liens.

Pour ce faire, une approche « temporelle » permettra en premier lieu d’évaluer en temps réel, dans une situation de frustration, le fonctionnement des mécanismes psychophysiologiques de contrôle de soi, ainsi que leurs relations avec la violence. Deuxièmement, nous utiliserons une méthode d’échantillonnage d’expériences (Experience sampling method) qui permet des évaluations quotidiennes fréquentes et répétées des émotions, du contrôle de soi et de la violence dans la vie de tous les jours.

Les connaissances acquises grâce à cette étude conduite par M. S. Urben, PhD, la Dre C. Lepage et la Prof. K. von Plessen ouvriront de nouvelles fenêtres d’interventions thérapeutiques pour ces jeunes en souffrance.

The PENbank project – Service de psychiatrie de liaison

Le projet a pour but de développer ce que la PD Dre C. Bourquin Sachse et le Prof. F. Stiefel ont appelé une PENbank (PEN pour People/Professional Experience Narrative) inspiré du modèle des biobanques, en vue de récolter et de conserver des données brutes permettant de saisir l’expérience vécue d’une population spécifique, et de suivre cette expérience dans le temps. Il s’agit d’une première tentative de récolter à large échelle, d’organiser et de conserver des données constituées de récits d’expérience. La PENbank doit faciliter l’accès et l’utilisation de ressources expérientielles à des fins d’observation et de recherche.

Ce projet s’inscrit dans la continuité de leurs travaux sur l’expérience vécue des médecins. La première PENbank sera donc une medPENbank et hébergera du matériel lié à l’expérience et à la manière dont les médecins perçoivent leur pratique et leur profession. Ce matériel devrait permettre d’explorer par exemple les rapports des cliniciens à leurs pratiques, la manière dont ils vivent leurs journées de travail, l’atmosphère qui règne en médecine, les matters of interest/concern/satisfaction, etc.

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 Last updated on 17/01/2020 at 18:10