Pose d'une valve de dernière génération en Chirurgie cardiaque

Publié par Sconfitti Gabriella le 14.10.2019
L'équipe du Prof. Matthias Kirsch a posé un nouveau type de bioprothèse sans sutures pour remplacer la valve aortique. Cette nouvelle bioprothèse bénéficie des dernières avancées technologiques pour réduire l’incidence des complications.

Une première en Suisse

L'équipe de chirurgie cardiaque du CHUV, composée notamment du Prof. Matthias Kirsch et du Dr Ziyad Gunga, a procédé à l’implantation d’un nouveau modèle de bioprothèse valvulaire aortique sans sutures chez une patiente âgée de 76 ans, présentant une maladie coronarienne associée à un rétrécissement de la valve aortique.

Les bioprothèses sans sutures sont utilisées au CHUV depuis quelques années pour remplacer une valve aortique native pathologique ou une prothèse valvulaire aortique défectueuse, via une chirurgie à cœur ouvert sous circulation extracorporelle. Ces substituts permettent de réduire la durée de circulation extracorporelle et la durée d’arrêt cardiaque nécessaire à son implantation, ce qui est un avantage majeur chez des patients fragiles ou nécessitant d’autres gestes associés.

Une valve aux nombreux avantages

 Depuis quelques semaines - et pour la première fois en Suisse - un nouveau modèle de  valve sutureless est implanté. Cette bioprothèse sutureless de dernière génération a bénéficié d’un nouveau type de traitement de ses feuillets valvulaires biologiques visant à retarder leur dégénérescence  et permet d’espérer une plus grande durabilité. D’autre part, une optimisation de son armature permet d’espérer une diminution du risques de troubles de rythme cardiaque postopératoire.

Globalement, cette nouvelle bioprothèse a bénéficié des dernières avancées technologiques pour réduire l’incidence des complications postopératoires.

Quant aux autres types de valves utilisées jusqu'ici (dites avec sutures), elles restent indiquées dans certains cas mais seront probablement remplacées à l’avenir par les bioprothèses sans sutures afin de s’adapter au mieux à la complexité croissante des patients.

 

 Dernière mise à jour le 08/11/2019 à 12:10