Obtention d’un projet Innosuisse pour la santé psychique des jeunes

Publié par Scuderi Eva le 31.10.2022
Le SUPEA a collaboré avec des chercheur.es de la Haute école de santé Vaud, de la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud ainsi que de la Haute école de musique pour l’obtention d’un financement pour un projet Innosuisse.

Le fonds de la Confédération Innosuisse soutient des projets d’innovation - en l’occurrence sociale - entre des entreprises et des instituts de recherche.

C’est à la suite de la création d’un dispositif d’écoute musicale dans les chambres de soins en psychiatrie, soutenue par la Fondation Gebert Rüf, que l’équipe du collectif Amenhotep a eu l’idée d’utiliser une nouvelle fois la technologie pour améliorer la santé psychique des adolescent.e.s et des jeunes adultes. Cette équipe est composée de Gilles Bangerter, infirmier, et Émilie Bovet, sociologue, tou.te.s deux maîtres d’enseignement à l'HESAV, Alexia Stantzos, infirmière et adjointe à la direction des soins au Département de psychiatrie du CHUV, Angelika Güsewell, musicienne et psychologue, directrice de la recherche à l’HEMU, ainsi que Cédric Bornand, ingénieur à la HEIG-VD

Conscient.es du rôle bénéfique de la musique en psychiatrie, les chercheur.es ont exploré différentes pistes permettant de favoriser les échanges et le partage d’expériences, que ce soit entre les patient.es d’unités psychiatriques ou avec les soignant.es, et de détourner ainsi l’attention de la souffrance.

Le projet Innosuisse, intitulé : « a[µz]e-toi ! Care game permettant aux adolescent.es et jeunes adultes confrontés à une souffrance psychique d’entrer en contact via la musique », consistera en la création d’un jeu vidéo encourageant les jeunes à interagir avec les autres au travers de la musique.

Pendant 24 mois, les expert.es mettront en commun leurs compétences et surtout collaboreront avec des patient.es et soignant.es du Service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l’adolescent (SUPEA) du CHUV ainsi que de l’Institut Maïeutique à Lausanne pour développer ce jeu coopératif, dont les contours sont encore à préciser, avec la volonté de mettre en lien au-delà de la prise en charge à l’hôpital. Une chose est sûre : il sera primordial d’impliquer toutes les parties prenantes, en particulier les jeunes, dès le début du processus de conception.

 Dernière mise à jour le 25/11/2022 à 08:10