La toxicité de l’immunothérapie sous la loupe au CHUV

Publié par Kittel Amelie le 22.05.2019
Un article décrivant les effets indésirables immunomédiés causés par les immunothérapies du cancer avec une stratégie de surveillance appropriée vient de paraître dans le journal Nature Reviews Clinical Oncology.

Le Dr Michel Obeid, du Service d’immunologie et allergie, en étroite collaboration avec le Dr Filipe Martins du Service d’hématologie, le Département d’oncologie, les Services de gastro-entérologie, d’endocrinologie, d’ophtalmologie et de neurologie du CHUV ainsi que le Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle (USA), viennent de publier une revue extensive décrivant les différents types de toxicité auto-immune induites par les inhibiteurs des checkpoints immuns utilisés en immunothérapie du cancer. Les auteurs décrivent de façon très complète, selon le type d’immunothérapie utilisée, l’ensemble du spectre des toxicités auto-immunes secondaires de ces dernières, en incluant les différentes cinétiques d’apparition, la physiopathologie ainsi que leur fréquence respective selon leur degré de gravité. 

Ils mettent un accent particulier sur les différents évènements graves, notamment les toxicités sévères et rares. De manière pratique et pédagogique, ils proposent des recommandations de prise en charge en fonction de l’organe touché, de la gravité des lésions ainsi que de leur nature en termes d’infiltrat inflammatoire.

Ils discutent ce grand phénomène de «mimétisme» par lequel ces toxicités induites imitent les maladies auto-immunes classiques sans pour autant en faire partie intégrante.

Pour la première fois, ils proposent un bilan de screening initial détaillé avant la première introduction de ces thérapies, associée à une stratégie de surveillance et une conduite à tenir en fonction de l’organe atteint.

Ce travail est le fruit d’une large collaboration au sein des différents services du CHUV, il reflète l’importance de la pluridisciplinarité dans la prise en charge des complications parfois complexes liées à ces nouvelles thérapies. L’atout majeur que représente la collaboration des différentes spécialités au sein de notre institution permettra au CHUV d’atteindre un niveau d’excellence mondial dans la gestion des effets indésirables secondaires aux immunothérapies.

Lire l'article publié dans Nature Reviews Clinical Oncology

 Dernière mise à jour le 24/06/2019 à 18:10