Chemical exposure in agriculture

Comprendre la « valeur personnelle » de la restitution de résultats : la perspective du participant à la recherche

Le projet Exploring knowledge, practices and meanings of exposure in the development of a Swiss based “precision public health” (PPH) study s’intéresse à l’exposition à des substances toxiques et polluantes de travailleur·se·s agricoles et viticoles du canton de Vaud. Reposant sur une ethnographie de l’exposition environnementale, ce projet qualitatif est à la croisée d’une socio-anthropologie de la santé publique et de l’environnement, et des études sociales de la médecine de précision. Les questions de recherche portent principalement sur les savoirs, pratiques et significations liés à l’exposition environnementale :

Comment est-ce que ces professionnel·le·s amené·e·s à manipuler des produits potentiellement dangereux pour la santé négocient matériellement et symboliquement le risque d’exposition ? En quoi ce risque affecte-t-il les activités quotidiennes, la vision de la santé et du parcours de vie ? Quelles sont les préoccupations et attentes de ces professionnel·le·s agricoles et viticoles vis-à-vis de la recherche en santé publique et des autorités sanitaires ?

Ce projet s’inscrit dans une collaboration avec l’étude « Swiss Health Study » (SHeS), une étude épidémiologique prospective et longitudinale de santé environnementale visant à mettre en place une cohorte populationnelle au niveau national. Un des axes de cette étude consiste à mettre en place un dispositif de ‘biosurveillance humaine’ (human biomonitoring) ayant pour objectif d’évaluer l’impact de l’exposition aux substances toxiques, notamment les métaux lourds, le glyphosate et les PFC sur la santé humaine. Le projet socio-anthropologique Exploring knowledge, practices and meanings of exposure vise à complémenter qualitativement ces données en donnant un aperçu crucial de l’impact de ces substances sur la vie quotidienne de personnes qui y sont exposées par le biais de pratiques professionnelles. Il s’agit également d’alimenter la réflexion autour des mesures de santé publique qui pourront résulter de SHeS, en anticipant et prenant en compte les expériences situées – socialement et matériellement – des personnes potentiellement concernées.

Le projet bénéficie du soutien du financement de l'Université de Lausanne, Faculté de biologie et de médecine et s’intègre au Projet FNS Sinergia « DoPHiS : Developement of Personalized Health in Switzerland » (Coordinateur : Francesco Panese, UNIL et CHUV). Le projet se déroule en collaboration étroite avec des membres de SHeS (Unisanté & OFSP), du STSlab (ISS, UNIL) et de l’IHM.

Responsable de projet : Nolwenn Bühler, Faculté des sciences sociales et politiques, ISS, STSLab et Institut des sciences humaines en médecine, UNIL-CHUV

Collaboratrice de recherche : Sarah Waeber, Institut des sciences humaines en médecine, UNIL-CHUV

Renseignements

 Dernière mise à jour le 18/02/2021 à 16:18