Centre universitaire ROMENS : cliniques de la mémoire sous la loupe

Publié par Kuhner Simone le 06.07.2020
BHS – Brain Health Services : vers des cliniques de la mémoire 2ème génération

Les 15 et 16 juin 2020, les Centres de la mémoire des HUG et du CHUV (Centre Leenaards de la mémoire) se sont associés pour organiser durant deux jours un atelier sur les cliniques de la mémoire, 2ème génération. Durant ces deux jours, accompagnés des plus grands experts européens dans ce domaine, ils ont réfléchi à l’avenir des cliniques de la mémoire en vue d’aborder la maladie sous l’angle de la prévention plutôt que du traitement.

Au cours des dernières années, la maladie d’Alzheimer n’a été examinée que sous l’angle du traitement, lorsque le patient rencontre déjà des troubles cognitifs ou une fois la maladie diagnostiquée. L’atelier Brain Health Services, lui, visait à se concentrer sur la prévention. Les connaissances sur cette pathologie sont aujourd’hui suffisantes pour pouvoir déterminer, à travers différents facteurs, les personnes à haut risque de développer ce type de maladie, avant même les premiers symptômes. En prenant en compte des marqueurs tels que le mode de vie, la génétique et l’imagerie médicale, il est désormais possible de « dessiner » une échelle des risques (risk profiling) et de la communiquer aux personnes concernées (risk communication) afin de mettre en place avec elles des programmes personnalisés visant à réduire les risques de développer la maladie (risk reduction) et améliorer la mémoire et les autres fonctions cognitives (cognitive enhancement). Il s’agit donc, parmi les protocoles recensés, de déterminer les types d’actions qui peuvent être mis en route pour influer sur le risque et le diminuer. Ainsi, la nutrition, la remédiation cognitive et psychologique, la stimulation électrique du cerveau ou encore des interventions à domaines multiples (nutrition, activités physiques, médicaments) font partie des mesures préventives spécifiques susceptibles d’apporter une réponse positive aux personnes à haut risque de potentiellement développer la maladie.

Cette réflexion, débattue au niveau européen, fait déjà l’objet d’expériences spécifiques. C’est pourquoi, il semblait nécessaire aux Centres de la mémoire des HUG et du CHUV d’approfondir la question en vue d’une application future au sein de ces services, en présence d’experts tels que le Pr Marc Abramovicz, chef du Service de médecine génétique, le Pre Samia Hurst, directrice de l’Institut Ethique Histoire Humanités ou encore de Mme Andrea Brioschi, Neuropsychologue-cadre au Centre Leenaards de la Mémoire ou encore du Dr Emmanuel Carrera, responsable de l’Unité des maladies cardiovasculaires.

 Dernière mise à jour le 07/08/2020 à 14:10