Lien entre trauma dans l'enfance et symptômes de la psychose

Actualité du 22.11.2018

Deux équipes du Département de psychiatrie publient des résultats indiquant le rôle important des antioxydants dans la prévention des conséquences néfastes des traumatismes infantiles dans la psychose.

                                                                                         Lire l'article

L’équipe de la Prof. Kim Do, directrice du Centre de neurosciences psychiatriques (CNP), travaille depuis de nombreuses années à mieux comprendre les facteurs qui contribuent au développement de la schizophrénie.

En collaboration avec l’équipe du Prof. Philippe Conus, chef du Service de psychiatrie générale, le Dr Luis Alameda, psychiatre, Margot Fournier et Ines Khadimallah, toutes deux neurobiologistes au CNP, ont focalisé leur recherche sur une centaine de patients du Programme de traitement et d’intervention dans la phase précoce des troubles psychotiques (TIPP). Ils se sont principalement intéressés aux patients ayant vécu des traumatismes durant leur enfance (abus émotionnels, physiques, sexuels), sous-groupe qui représente environ 25% de la cohorte.

Dans un article publié le 19 novembre 2018 dans la revue PNAS, ils rapportent que les patients, dont les systèmes antioxydants (ou redox) des neurones sont dérégulés, présentent des altérations neuro-anatomiques et des manifestations cliniques de la maladie qui sont plus marquées. En effet, en cas de déséquilibre redox, mis en évidence par une prise de sang, le volume de leur hippocampe - structure cérébrale importante pour la cognition - est plus petit et les déficits cognitifs ainsi que les symptômes cliniques sont plus sévères.

Ces résultats suggèrent donc qu’un système redox fonctionnel permet de limiter l’impact des traumatismes infantiles chez ces patients, et que la rééquilibration de ces systèmes pourrait devenir une cible thérapeutique importante dans la psychose. Cette découverte est particulièrement importante considérant qu’elle constitue l’un des premiers pas vers une adaptation du traitement en fonction de biomarqueurs sanguins en psychiatrie.

 

Les directions du Centre de neurosciences psychiatrique et du Service de psychiatrie générale profite de la publication de cet article pour remercier les patients qui ont participé à cette recherche.

 

Plus d'informations

 

 

 Dernière mise à jour le 10/01/2019 à 18:43