Artériographie cérébrale spinale

De quoi s'agit-il ?

L’artériographie cérébrale permet d’étudier vos artères et vos veines cérébrales de manière extrêmement détaillée, à la recherche de rétrécissement, d’occlusion, de malformation ou d’inflammation.

Comment se déroule l'examen ?

L’examen se pratique lors d’un séjour hospitalier ou de manière ambulatoire (hôpital de jour: séjour de 8 heures). Le jour de l’examen, vous serez maintenu(e) à jeun. Des examens de laboratoire auront été réalisés au préalable pour étudier la coagulation sanguine et le fonctionnement des reins.

L’examen a lieu dans une salle spécialement équipée. Vous serez couché(e) sur le dos. Un cathéter (tube de 1,5 mm de diamètre) sera introduit dans votre artère fémorale (en général droite) au pli de l’aine, après anesthésie locale. Ce tube sera dirigé sous contrôle radiologique dans les artères qui irriguent le cerveau : vous ne sentirez rien car les artères ne sont pas sensibles. Vous garderez la tête parfaitement immobile et un produit de contraste contenant de l’iode sera injecté par le cathéter dans l’artère à examiner. Cette injection est également indolore. L’appareil réalise des clichés en série de votre crâne.

L’examen dure environ une heure (selon la qualité des artères). Après retrait du cathéter, le site de ponction sera comprimé pendant 10 minutes par le médecin radiologue pour que le trou de ponction se bouche. On placera ensuite un pansement compressif pendant 4 heures.

Quels sont les risques ?

Tout acte médical comporte un risque. L’artériographie est un examen dit «invasif»: cela signifie qu’un instrument est introduit dans votre corps. L’artériographie cérébrale nécessite de placer un cathéter dans les artères qui irriguent votre cerveau. L’étude d’un très grand nombre d’examens indique que le risque global de complication est proche de 1,5%. Il peut s’agir de désagréments mineurs comme un hématome au site de ponction. Les complications cérébrales sont plus rares : leurs effets sont soit temporaires soit permanents (par exemple une paralysie) : ce risque est inférieur à 0,5 %.

Ces complications sont donc rares. Néanmoins, le risque est augmenté si les artères sont en mauvais état ou si elles sont fragilisées par certaines maladies.

L’artériographie peut représenter la première étape d’un traitement endovasculaire.

Les progrès de la technologie médicale permettent aujourd’hui de traiter certaines maladies vasculaires cérébrales sans craniotomie (ouverture chirurgicale de la boîte crânienne). Il s’agit du traitement des anévrismes cérébraux rompus ou non, du traitement des malformations vasculaires, du traitement de certaines tumeurs intracrâniennes, ou du traitement des rétrécissements artériels dus à l’artériosclérose. Ces traitements sont regroupés sous le terme général d’embolisation ou d’angioplastie. Ils sont décrits dans un document séparé qui vous sera remis si vous êtes concerné(e).

Les médecins responsables vous verront en consultation préopératoire et vous fourniront des informations détaillées. Ils sont à disposition pour répondre à toutes vos questions.

Après l'examen ?

Si vous êtes en ambulatoire, vous ferez l’objet d’une surveillance médicale à l’hôpital de jour et vous rentrerez chez vous vers 17 heures. Vous devrez impérativement être accompagné(e) d’une tierce personne et vous n’aurez pas le droit de conduire votre véhicule. On vous donnera des recommandations pour les heures suivantes. Le lendemain, vous prendrez un jour de repos. Un certificat d’arrêt de travail sera établi à cet effet. Pendant trois jours, il faudra remplacer les bains par des douches.

Cet examen utilise des rayons X et un produit de contraste contenant de l’iode. La dose de rayons est maintenue à un taux inoffensif, mais on choisira une autre méthode chez les femmes enceintes (sauf urgence vitale). Certains patients sont allergiques à l’iode: vous serez questionné(e) à propos de vos éventuelles allergies. Les produits de contraste peuvent également aggraver une insuffisance rénale. Votre médecin prendra les mesures pour éviter ces complications.

Certains médicaments doivent être arrêtés avant une artériographie :

  • Anticoagulants : exemples : Sintrom, Marcoumar
  • Antiagrégants plaquettaires : exemples : Plavix, Ticlid, Persantine
  • Certains antidiabétiques oraux : exemples : Glugophage, Metfin, Silubine
  • Si nécessaire, ils seront remplacés par d’autres médicaments
  • Nous devons connaître la liste des médicaments que vous prenez.
 Dernière mise à jour le 21/02/2018 à 10:36