Traitement endovasculaire de l'anévrisme cérébral

De quoi s'agit-il?

Les examens radiologiques ont démontré que vous êtes porteur d’un ou plusieurs anévrismes cérébraux. Lors des consultations préopératoires, on vous a informé(e) du risque de rupture de ces anévrismes et de la nécessité de les traiter.La rupture d’anévrisme cérébral comporte une mortalité élevée: c’est une situation d’urgence vitale nécessitant un traitement immédiat.

La rupture d’un anévrisme cérébral provoque une hémorragie en surface du cerveau (plus rarement à l’intérieur). L’hospitalisation sera beaucoup plus longue, avec un séjour initial aux Soins Intensifs. La convalescence sera aussi plus longue, avec éventuellement un séjour en neuroréhabilitation.

Comment se déroule l'examen ?

Si l’on prévoit la mise en place d’un stent, on vous prescrira 10 jours avant le traitement deux médicaments (Plavix et Aspirine), pour éviter que les plaquettes sanguines ne bouchent le stent.

On peut traiter un anévrisme cérébral de deux manières :

  1. par la neurochirurgie : craniotomie sous anesthésie générale et mise en place d’un clip (petite pincette métallique) à la base de l’anévrisme.
  2. par le traitement endovasculaire. Dans ce cas, on ne pratiquera pas de craniotomie (ouverture de la boîte crânienne) mais on abordera l’anévrisme par des cathéters spéciaux en suivant le trajet de vos artères. Le cathéter porteur est introduit le plus souvent dans votre artère fémorale au pli de l’aine; il est dirigé dans vos artères sous contrôle radioscopique; à l’intérieur de ce cathéter, on introduira un tube souple et fin qui sera placé à l’intérieur de l’anévrisme. L’anévrisme sera rempli de spires très souples de platine pour l’exclure l’anévrisme de la circulation sanguine. Ce type de traitement est pratiqué par un médecin neuroradiologue interventionnel.

Quels sont les risques ?

Les résultats des deux techniques sont équivalents, de même que les risques neurologiques. Il y a en plus des complications non-neurologiques propres à chaque technique.

S’agissant du traitement endovasculaire, il peut arriver qu’un hématome se développe au point de ponction inguinal; la navigation des cathéters peut abimer les artères traversées, surtout si elles sont altérées par l’artériosclérose. Globalement, ces risques sont 5%.

Le risque de décès lors du traitement d’un anévrysme non rompu est inférieur à 1%.

Après l'examen ?

Vous serez vu(e) en consultation deux semaines après votre départ de l’hôpital. Un premier examen radiologique (scanner ou IRM) sera réalisé à six mois. Les contrôles suivant seront espacés d’une puis de deux années.

 Dernière mise à jour le 21/02/2018 à 10:36