Entraînement et compétitions en altitude

L’intérêt pour les problèmes de performance et d’entraînement en altitude est né à l’époque des Jeux olympiques de Mexico en 1968, ceci en raison de l’altitude à laquelle se situe la ville (2’200 mètres). Depuis, les recherches se sont développées dans de multiples directions. Aujourd’hui, l’effet bénéfique d’un entraînement en altitude pour la performance reste controversé. Ce qui n’empêche pas beaucoup d’athlètes de croire aux bienfaits de cette technique.

Performance aérobie

Un être humain a besoin d’oxygène pour vivre. On parle d’aérobie lorsqu’un effort nécessite de l’oxygène. La diminution de la consommation d’oxygène (baisse de la performance aérobie) en altitude dès 600 mètres est un phénomène bien documenté. Elle est de -10% à 2’000 mètres et de -30% à 5’000 mètres.

L’exposition à une altitude modeste est également susceptible de limiter la consommation d’oxygène, même si les variations n’atteignent que quelques pourcents. Cependant, après quelques jours d’acclimatation à l’altitude, ce phénomène tend à devenir moins marqué.

Performance anaérobie

Certaines opérations du métabolisme ne requièrent pas d'oxygène pour fonctionner. On parle alors d’un mécanisme anaérobie. Le muscle fonctionne de cette manière en début d’exercice, par exemple lors d’efforts intenses.

L’anaérobie n’est que très peu modifiée, même en haute altitude. En moyenne altitude, les possibilités de l’athlète au cours d’un exercice bref et intense sont donc préservées. Cependant, dans le cas d’un exercice de sprints répétés, le manque d’oxygène entraîne une diminution de la capacité de récupération.

Entraînement en altitude en vue d'une compétition au niveau de la mer

L’objectif théorique de l’entraînement en altitude consiste à améliorer le transport d’oxygène vers le muscle. Actuellement, l’effet positif de l’entraînement en altitude lors du retour au niveau de la mer n’est pas toujours prouvé. Cependant, depuis le début des années 90, des pistes intéressantes ont été explorées: puisque vivre et s’entraîner en altitude semble d’une efficacité discutable, on utilise de nouvelles approches, notamment l’exposition intermittente à l’altitude.

Une première approche consiste à vivre au niveau de la mer, à s’y entraîner quotidiennement, puis dormir en altitude ou dans un endroit où des appareillages simulent la vie en altitude. Cette technique permet de combiner les avantages d’un séjour en altitude sans être obligé d’ajuster l’intensité des entraînements en fonction de la baisse d’oxygène. Plusieurs pays ont utilisé ce procédé de façon régulière, en particulier dans le domaine du ski nordique.

Pour les compétitions en altitude, l’intérêt de l’entraînement en altitude dans la phase précompétitive semble indiscutable. Dans la mesure où l’athlète est confronté à une diminution d’oxygène le jour de la compétition, une prise de repaires se révèle indispensable pour s’adapter à la contrainte liée à l’environnement.

 Dernière mise à jour le 25/01/2018 à 18:42