Radioécologie (GRE)

Uranium dans la vallée de la Dischma

Ce projet est financé par des apports financiers ponctuels de l’OFSP. Il concerne l’importante accumulation d’uranium naturel dans les sols de la vallée de la Dischma (canton des Grisons) et est réalisé en collaboration avec l’OFSP et, pour certaines parties, l’EPFL. La principale question de santé publique étant la stabilité de l’uranium dans cet environnement, nous avons prélevé une carotte de sol de grande taille que nous étudions en laboratoire, notamment pas des amendements de différentes solutions (nitrate, éthanol) qui ont une influence sur la microbiologie du sol et la stabilité des formes oxydés ou réduites de l’uranium.

Nouvelle résine pour la mesure de Sr-90 dans des échantillons

La Commission de la Technologie et Innovation a accepté le financement sur trois ans d’un projet de développement d’une nouvelle résine pour la mesure de 90Sr dans des échantillons environnementaux. Ce projet se déroule en collaboration avec l’EPFL et TECOST, une entreprise active dans le transfert de technologies. Le but est d’utiliser la méthode d’imprégnation d’ions dans un polymère pour renforcer la sélectivité de la séparation chimique d’un mélange d’ions. La résine produite à ce jour possède une excellente sélectivité ainsi qu’une bonne capacité d’extraction. Nous avons pu ainsi développer des protocoles de détermination de 90Sr dans des échantillons de lait, d’os humains, de sols, de sédiments , d’herbe et de blé qui ont été validés par des mesures d’échantillons d’activités certifiés par l’IAEA. Le projet se poursuit dans le développement de méthodes de séparation des ions lanthanides(III).

Biodisponibilité du plutonium dans les eaux naturelles du système karstique jurassien

Ce projet est destiné au développement d'une méthode de mesure de la biodisponibilité du plutonium dans les systèmes aquatiques naturels et est financé par le Fond National Suisse de la Recherche Scientifique. 

Le plutonium en quantités de traces est omniprésent dans l'environnement comme résultat des retombées atmosphériques suite aux essais nucléaires des années 1960 et de certains accidents nucléaires. La capacité de ce radionucléide à interagir avec les organismes vivants dans l'environnement est largement déterminée par les caractéristiques physico-chimiques du milieu naturel. Elle peut être déterminée en mesurant in-situ la biodisponibilité de plutonium.

Dans le cadre de ce projet nous allons étudier la biodisponibilité de plutonium à l'aide de gradient de diffusion dans des gels polyacrylamide (Diffusive Gradients in Thin Films, abrégé DGT) – une technique largement appliquée aux études de la spéciation et de la biodisponibilité des métaux lourds en traces dans l'environnement (e.g. Pb, Hg, Cd, U, Ra). Les essais et les développements en conditions de laboratoire nous permettront d'appliquer la technique DGT pour étudier la biodisponibilité de plutonium dans la source de la Venoge et dans la source de la Noiraigue – deux aquifères de composition chimique différente.

Un article vidéo illustrant notre protocole expérimental est disponible en libre accès sous le lien suivant : http://www.jove.com/video/53188/speciation-bioavailability-measurements-environmental-plutonium-using

 Dernière mise à jour le 18/04/2018 à 15:47