Recherche translationnelle

L'un des laboratoires de recherche du Département d'oncologie UNIL-CHUV est entièrement dédié à la recherche en radio-oncologie.

Son travail porte principalement sur la radiobiologie. Notre service est doté d'une plateforme unique en termes de radiothérapies expérimentales.

Radiothérapie en flash - Première mondiale

En juillet 2013, un contrat d'exclusivité a été signé avec le groupe ALCEN pour l’installation et l’exploitation en première mondiale au CHUV d’un nouveau modèle de traitement des tumeurs: la radiothérapie en flash. Ce traitement à débit ultra-intense et extrêmement rapide vise certains types de cancers, en particulier ceux qui résistent aux traitements conventionnels.

Son avantage principal est le suivant: la dose passe en à peine un millième de seconde et diminue ainsi considérablement les effets secondaires au niveau des tissus sains environants. Ceci donne la possibilité d'augmenter la dose de radiothérapie pour mieux contrôler la tumeur.

Ce projet regroupe l'Institut de radiophysique, le Service d'oncologie médicale et le Service de radio-oncologie du CHUV. Dirigé par Marie-Catherine Vozenin, cheffe de laboratoire de recherche en radio-oncologie, il a débuté en 2014 avec l'installation au CHUV du premier prototype de l'équipement, pour son usage dans l'étude pré-clinique, sur les tumeurs peu profondes.

Une première publication sur la radiothérapie flash a ainsi été rendue publique en 2014.

Les prochaines étapes prévoient:

  • un second prototype clinique pour traiter tous les types de tumeurs (fin 2017)
  • l'ouverture d'une étude clinique pour les patients atteints de glioblastomes (fin 2018).

Immunothérapie et radio-thérapie - une combinaison à fort potentiel

Nos chercheurs étudient actuellement la modulation du système immunitaire par les radiations ionisantes.

Cet axe de recherche se base sur les indications livrées par des études précédentes. Celles-ci démontrent que la radiothérapie représente un moyen supplémentaire d'exploiter l'immunité anti-tumorale, les lymphocytes infiltrantes de tumeurs (TILs) pouvant agir comme un biomarqueur prometteur.

L'application spécifique de cette recherche se porte sur le CSTN, une forme agressive de cancer du sein qui comporte un taux de mortalité élevé, le cancer des ovaires, les métastases cérébrales et les patients oligométastatiques. Dans le contexte de ces maladies, nous cherchons ainsi à déceler l'impact que pourrait avoir le dosage et la programmation de la radiothérapie sur son contrôle local et sur l'élimination de micrométastases à travers une mobilisation de l'immunité.

Une lettre à l'éditeur a été publiée à cet effet en 2014 dans le Journal of Clinical Oncology.

L'imagerie moléculaire pour la radio-thérapie oncologique

Plusieurs études cliniques sont en cours d'élaboration, en collaboration avec le Service de médecine nucléaire et imagerie moléculaire du CHUV.

L'objectif est de définir et visualiser avec précision les caractéristiques moléculaires des tumeurs pour mieux adapter la radiothérapie.

Dernière mise à jour
le 28/11/2017 à 08:41