Pronostic, suivi et prise en charge

Comment évolue l'insuffisance rénale chronique?

Les progrès effectués ces dernières années ont permis de mieux comprendre les mécanismes de progression et de mieux appréhender les conséquences de cette maladie.

Nous savons aujourd’hui que, même si le processus ayant généré la maladie de base est contrôlé, l’insuffisance rénale chronique peut continuer à progresser. En effet, le tissu rénal encore présent et non atteint par la maladie doit en quelque sorte travailler en «surrégime» pour accomplir ses tâches physiologiques. Cet excès de charge entraîne un «vieillissement accéléré», conduisant irrémédiablement vers une baisse de la fonction globale des reins.

Ainsi, le premier pas important dans la prise en charge d’une insuffisance rénale chronique est sa détection précoce pour essayer de retarder sa progression et préserver le maximum de tissu rénal encore indemne. Il n’existe à ce jour aucun traitement validé permettant de récupérer la fonction rénale perdue.

Mesures à prendre suite au diagnostic

Un effort particulier est actuellement entrepris pour identifier plus précocement les patient-e-s atteint-e-s d’une insuffisance rénale chronique. Au moment du diagnostic, nous instaurons plusieurs mesures, en fonction des caractéristiques propres à chcun (troubles associés, style de vie, etc.). Ceci implique entre autres:

  • Un contrôle de la pression artérielle pour tenter d’atteindre des valeurs de 130/80 mmHg en moyenne, en préconisant des mesures hygiéniques et diététiques (alimentation moins salée, correction du surpoids, etc.), et médicamenteuses.
  • La prise en charge des facteurs de risques cardiovasculaires, qui augmentent par le déclin de la fonction rénale. Différentes mesures visent alors à:
    • réduire l’excès de cholestérol;
    • contrôler les taux de sucre en cas de diabète;
    • encourager les patient-e-s à arrêter de fumer et à pratiquer un exercice physique régulier.
  • La correction de l’anémie secondaire à l’insuffisance rénale, en corrigeant d'abord les différents déficits en vitamines et en fer, et en introduisant éventuellement un traitement substitutif en érythropoïétine (hormone qui stimule la formation et la croissance des globules rouges).
  • La correction des anomalies du métabolisme du calcium et du phosphore sanguin, qui ont des conséquences non seulement sur les os, mais aussi sur les vaisseaux (calcifications vasculaires). Des mesures visant à diminuer l’absorption des phosphates alimentaires doivent être mises en place. En outre, le manque de vitamine D sera substitué.

Traitements de substitution

 Dernière mise à jour le 06/04/2018 à 23:09