Votre prise en charge

Les services de cardiologie et de chirurgie cardiaque collaborent étroitement dans toutes les étapes de votre prise en charge, en cas de maladie des valves.

Etape 1: les consultations

Les consultations du Service de cardiologie accueillent les patient-e-s qui lui sont référé-e-s par des médecins cardiologues, généralistes ou d’une autre spécialité. Ils prennent connaissance de leur historique médical et de leurs symptômes.

Après cet entretien, plusieurs examens suivent. Les principaux sont:

  • Examen clinique pour détecter un éventuel souffle au cœur
  • Test d’effort, pour voir comment le cœur travaille dans des situations d’effort
  • Electrocardiogramme, qui enregistre l'activité électrique du cœur grâce à différentes électrodes placées sur les mains, les pieds et le thorax
  • Echocardiographie, qui permet d’obtenir des images du cœur en utilisant la technique des ultrasons. Dans quelques cas, une échocardiographie transœsophagienne est effectuée, pour mieux visualiser la valve
  • Mesure de l’activité électrique par un examen électro-physiologique (EEP)
  • Coronarographie
  • Imagerie par résonance magnétique (IRM).

Selon le type de l'atteinte de la valve, le patient va être dirigé vers la cardiologie interventionnelle pour une prise en charge percutanée ou vers la chirurgie cardiaque pour un remplacement de la valve par une prothèse mécanique ou biologique.

Etape 2: les traitements

Les services de cardiologie et de chirurgie cardiaque travaillent en synergie pour vous proposer un traitement personnalisé. Voici la liste des solutions principales:

  • Prescription de médicaments pour aider le coeur et, dans certaines situations, à fluidifier le sang lors d'une arythmie.
  • Valvuloplastie mitrale par ballonnet, en cas de sténose mitrale avancée. Le cardiologue pratique une intervention et dilate l’orifice de la valve mitrale à l’aide d’un ballon gonflable. Cette intervention se pratique en anesthésie locale ou générale, et le patient peut rapidement rentrer à son domicile.
  • Plastie de la valve mitrale. Cette opération peut être pratiquée en cas d’insuffisance mitrale. Le chirurgien cardiaque enlève une partie de l’un des deux feuillets à l’origine de la fuite et met en place un anneau autour de la valve pour «fixer» la réparation. Dans certaines situations, une chirurgie mini-invasive peut-être proposée.
  • Réparation de la valve mitrale par MitraClip, en cardiologie. L’opération consiste à rassembler les deux feuillets puis à les attacher à l’aide d’un ou plusieurs clips métalliques. Cette intervention est indiquée pour les patients fragiles souffrant d’une insuffisance mitrale et pour lesquels une chirurgie est trop risquée.
  • Ablation de la valve mitrale et implantation d’une prothèse, en chirurgie cardiaque, dans des cas où une calcification et une rigidité de la valve sont observées ou si la valve ne peut pas être réparée lors d'une insuffisance mitrale. La valve malade est remplacée par une prothèse biologique ou métallique.
  • Ablation de la valve aortique et implantation d’une prothèse. Le chirurgien cardiaque remplace la valve aortique malade par une prothèse biologique ou métallique. Des techniques de chirurgie mini-invasives qui favorisent une récupération plus rapide sont proposées lorsqu’elles sont réalisables.
  • Implantation d’une prothèse aortique par voie percutanée (TAVI). Les cardiologues placent par une mini-ouverture (par une artère de la jambe, du cou ou dans la cage thoracique) une nouvelle prothèse qui remplace la valve aortique malade. Ainsi, la nouvelle valve prend le relais immédiatement. Cette technique s’adresse préférentiellement à des patients ayant un risque opératoire élevé.
  • Intervention chirurgicale en cas de dissection aortique, effectuée en chirurgie cardiaque. La dissection aortique est une affection potentiellement fatale lorsque l’aorte se déchire, le plus souvent suite à une hypertension non contrôlée.
 Dernière mise à jour le 08/05/2019 à 10:15