Thèse en cours sous la direction de Céline Mavrot, Institut des sciences sociales, Unil et Francesco Panese, IHM, CHUV-Unil & Institut des sciences sociales, Unl
Cette recherche a pour objectif d’étudier les prises en charge gynécologiques spécialisées associées à des conditions telles que l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques ou la ménopause, et vise à explorer les différentes conceptualisations de la (bio)médicalisation qui y sont déployées. En étudiant les manières par lesquelles les hormones sont pensées et employées, cette recherche a pour but de saisir les différentes interprétations – expertale, expérientielle et militante – qui sont faites du paradigme gynécologique et hormonal ainsi que leurs effets dans la clinique et l’expérience patiente. Ainsi, cette thèse s’intéresse aux différentes problématisations du corps ‘féminin’ dans ses dimensions biomédicales, intimes et politiques, afin d’étudier les convergences, tensions et résistances entre objectivation, appropriation subjective et rapports sociaux. Ainsi, en adoptant une perspective socio-anthropologique mais aussi socio-historique, cette recherche vise à étudier les effets d’une clinique gynécologique spécialisée dans les trajectoires biographiques, sociales et thérapeutiques. Pour ce faire, elle mobilise une approche qualitative et s’appuie sur différents types de récoltes de données que sont l’ethnographie et l’observation non-participante, la conduite d’entretiens semi-directifs ainsi que la recherche documentaire et archivistique.