Projet Biomark

Le projet Biomark est un projet phare du CHUV réunissant les services d'oncologie médicale et d’immunologie, avec la participation d’autres partenaires comme la pneumologie.

 

Son objectif principal consiste à définir des biomarqueurs prédictifs de la toxicité et éventuellement de l’efficacité au traitement d’immunothérapie. Par exemple, peut-on reconnaître les facteurs prédisposant à une toxicité cardiaque?

 

Cette initiative se distingue par son caractère novateur. Son ambition est d’identifier les biomarqueurs présents dans le sang, les tissus, la salive et les selles, qui pourraient prédire les réponses à l’immunothérapie, ainsi que les possibles toxicités. Cette démarche s'applique à tous types de cancers, dès lors qu’un-e patient-e est candidat-e à un traitement d'immunothérapie.

 

Un biomarqueur renvoie à une caractéristique biologique mesurable, liée à un processus physiologique, qu'il soit normal ou pathologique. Il s'agit d'un indicateur significatif que l'on peut observer chez les patient-e-s, tel qu'un taux élevé de calcium par exemple.

 

Le financement du projet provient du CHUV, et il est mené en étroite collaboration avec le Service d'immunologie. Parmi les autres partenaires, figure le Service de pneumologie, responsable notamment des problématiques de toxicité pulmonaire et des prélèvements à ce niveau.

 

L'étude a pour objectif d'inclure 400 patient-e-ss, et actuellement 200 patient-e-s y participent déjà. Les échantillons analysés sont à base de sang, de salive, de selles, ainsi que les liquides pulmonaires. En cas de toxicité neurologique, le liquide céphalo-rachidien est analysé, ainsi que des biopsies hépatiques ou coliques pour les toxicités digestives.

 

Dans le même contexte et afin d’améliorer la prise en charge des patient-e-s oncologiques sous traitement d’immunothérapie, les services d’oncologie médicale et d’immunologie ont créé l’Unité Immunotox: une entité spécialement mise en place pour accompagner les patient-e-s oncologiques recevant un traitement d'immunothérapie et développant une toxicité. Cette unité assure l'évaluation, le traitement et le suivi des patient-e-s concerné-e-s. Elle prend également en charge les malades à haut risque, souffrant par exemple de maladies auto-immunes, avant même le début de leur traitement. Cette unité a une portée qui s'étend au-delà du CHUV, fournissant des avis sollicités par des hôpitaux externes.

 

Le projet se distingue par sa démarche transversale et son caractère innovant, ce qui en fait une initiative particulièrement remarquable.

 Dernière mise à jour le 12/06/2024 à 16:50