

La prothèse pénienne est une solution fiable pour les hommes souffrant d’une dysfonction érectile lorsque les traitements médicamenteux ne suffisent plus. Le CHUV propose désormais un implant de référence, remboursé par la LAMal. Cette intervention, réalisée par le Professeur Franck Bruyère et son équipe, offre un taux de satisfaction élevé et une amélioration significative de la qualité de vie des patients.
La pose d’une prothèse pénienne est indiquée notamment lorsque les problèmes érectiles sont dus à des causes physiques comme l’obstruction des petits vaisseaux de la verge ou une atteinte des nerfs érectiles, notamment après une prostatectomie ou une chirurgie du rectum.
Les contre-indications étant très rares, la grande majorité des patients éligibles peuvent en bénéficier. Cependant, elle n’est pas proposée en première indication mais seulement lorsque les solutions médicamenteuses ont été épuisées pour restaurer la fonction érectile.
Le service d’urologie propose l’implant pénien AMS 700, qui est le plus utilisé à travers le monde en raison de sa fiabilité et de son confort. Simple et peu invasive, l’intervention se fait sous anesthésie générale. L’implant est constitué de deux cylindres adaptés à la taille du pénis puis insérés dans la verge via une petite incision à sa base. Outre les cylindres, la prothèse comporte une poire de pompage placée dans la bourse testiculaire et un réservoir d’eau inséré à côté de la vessie. La poire permet de gonfler les cylindres pour produire une érection. Le retour à l’état flaccide est obtenu par une pression sur un bouton de dégonflage. Entièrement caché à l’intérieur du corps, le dispositif fonctionne avec de l’eau en circuit fermé.
Depuis juillet 2025, la prothèse pénienne est prise en charge par la LAMal. Les études montrent des taux de satisfaction élevés, un bas taux de complication et une fiabilité élevée. Ce dispositif est également disponible pour les personnes en transition de genre de femme à homme.
Au CHUV, l’intervention est pour l'instant réalisée par le Professeur Franck Bruyère, chef du service d’urologie. Il bénéfice d’une expérience acquise durant ses précédentes fonctions en France.