
Ce système permet de mesurer la réponse de vaisseaux sanguins humains ou animaux à divers agents pharmacologiques, afin de mieux comprendre la régulation du tonus vasculaire en conditions physiologiques ou pathologiques et de tester l’efficacité de traitements potentiels.
L’expertise de notre laboratoire s’appuie sur un dispositif expérimental peu courant, appelé « chambres à organes » ou « bains d’organes ».

Ce dispositif, véritable signature du LRN, permet l’étude de tissus isolés — notamment des segments de vaisseaux sanguins — dans des conditions contrôlées. Les tissus sont maintenus dans une solution physiologique chauffée et oxygénée, permettant d’analyser précisément leurs réactions (contraction ou relaxation) suite à l’administration de divers agents pharmacologiques.
Concrètement, chaque vaisseau sanguin est découpé en petits « tronçons » (appelés anneaux vasculaires), qui sont suspendus entre deux crochets triangulaires dans une solution physiologique dont nous pouvons choisir la composition et le niveau d’oxygénation ; l’un des crochets est relié à un point fixe, tandis que l’autre est connecté à un ressort ; lorsque le vaisseau se contracte, sous l’effet d’un vasoconstricteur que nous ajoutons dans la solution, il tire sur le ressort, qui transmet cette information à l’ordinateur ; au contraire, lorsque nous appliquons un vasodilatateur, le vaisseau se relaxe, ce qui produit l’effet inverse.
Grâce à cette méthode, notre laboratoire s’est notamment illustré dans l’étude de la réactivité des veines et artères ombilicales humaines, en collaborant étroitement avec le Service d’obstétrique du CHUV, renforçant ainsi ses liens avec la clinique.
Nos observations ont mis en évidence l’importance de prendre en considération le sexe fœtal et d’étudier en parallèle les artères et les veines lors du développement de stratégies thérapeutiques visant à améliorer la circulation ombilicale humaine.
Plus généralement, les chambres à organes permettent d’évaluer la réactivité de différents types de vaisseaux sanguins humains ou animaux, et de tester l’efficacité de traitements potentiels. Dans ce cadre, le LRN collabore actuellement avec plusieurs équipes de recherche du CHUV et de l’UNIL sur des projets incluant tous une étude de la réactivité vasculaire ex vivo.