Au Centre des mélanomes et tumeurs cutanées, la prise en charge des patient-e-s touché-e-s par un mélanome est organisée en plusieurs étapes coordonnées. Elle réunit médecins et infirmiers spécialisés dans la prise en charge de cette tumeur pour offrir à chaque patient-e le meilleur traitement possible et les soins les plus adaptés à sa situation.
La prise en charge en cas de suspicion de mélanome comprend:
Un suivi étroit a lieu en oncologie médicale en collaboration avec d’autres spécialités (dermatologie, chirurgie, ORL, radio-oncologie et soins palliatifs).
Trois périodes-clés distinctes jalonnent ainsi le parcours de soins:
Le bilan diagnostique comprend des examens cliniques, biologiques et d’imagerie. Le but de cette première étape de la prise en charge est de confirmer ou non la présence d’un cancer. S’il s’agit d’un mélanome, le médecin évalue son étendue et vérifie s’il a migré ailleurs dans le corps.
Le ou la médecin interroge tout d’abord le-la patient-e sur ses antécédents médicaux et personnels, et sur les symptômes ressentis. Il procède ensuite à un examen visant à évaluer la fonction respiratoire et cardiaque, et à détecter l’éventuelle présence de ganglions anormaux.
Cette première consultation comprend également l’intervention d’un-e dermatologue référent-e. Celui-ci réalise un examen approfondi de la peau pour déterminer si d’autres anomalies suspectes sont présentes. Un-e chirurgien-ne peut intervenir lors de cette même consultation pour expliquer la suite de la prise en charge, et prévoir si nécessaire une date pour l'opération.
L’étape suivante peut être un suivi, une chirurgie ou un traitement systémique, c'est-à-dire un médicament qui circule dans tout le corps pour atteindre l'organe à soigner. Des examens vont permettre de définir la suite de la prise en charge. Il peut s’agir d’un scanner, d’un PET-scan, d’une IRM cérébrale, et éventuellement d’une prise de sang. Un prélèvement de tissus par biopsie peut également être envisagé pour déterminer la présence ou non d’une métastase (une tumeur qui a migré dans une autre partie du corps).
Si ce bilan ne montre pas d’anomalie suspecte, le chirurgien organise une lympho-scintigraphie. Celle-ci consiste à injecter un radiotraceur, un médicament faiblement radioactif, afin de repérer le ganglion lymphatique sentinelle. Le ganglion sentinelle est le plus proche de la tumeur, susceptible d'être envahi par les cellules cancéreuses. Cet examen diagnostique est indiqué pour les patients dont le cancer de la peau ne s’est pas développé ailleurs.
Le résultat des examens demande généralement un délai supplémentaire. Les médecins doivent en effet réaliser des analyses, établir un diagnostic le plus précis possible, et définir le traitement le mieux adapté à la situation. Le résultat est transmis dès que possible aux patient-e-s par un des médecins de l’équipe médicale.
Chaque cancer est différent. Tous les traitements ne sont donc pas toujours proposés. Le choix dépend des caractéristiques du cancer, de l'âge et de l'état de santé général de la personne, ainsi que de ses antécédents médicaux et chirurgicaux. Il prend en compte le bilan diagnostique, les recommandations internationales fondées sur des études cliniques, ainsi que les recommandations édictées par le Centre des mélanomes et tumeurs cutanées.
Une proposition personnalisée de traitement est faite à chaque patient-e. La stratégie thérapeutique est discutée lors d'un colloque interdisciplinaire qui réunit les différents spécialistes du centre.
Dans le cas d'un mélanome, les principaux traitements préconisés sont la chirurgie, l’immunothérapie et les thérapies moléculaires ciblées.
Les infirmier-ère-s référent-e-s spécialisé-e-s du centre sont à disposition, tout au long du parcours de soins, pour des questions liées aux traitements et à l'organisation de la prise en charge.
Le suivi du mélanome est effectué par une équipe pluridisciplinaire, en coordination avec le-la médecin traitant-e.
Les infirmier-ère-s référent-e-s du centre interviennent tout au long du parcours des patient-e-s. Ils offrent des temps de soutien, d’informations, et de coordination des soins de support (notamment prise en charge de la douleur liée au traitement ou à la maladie elle-même). De plus, un programme est proposé pour que les patient-e-s apprennent à assurer eux-mêmes la gestion de la maladie et des traitements à domicile.
Durant cette période, un accompagnement peut être mis en place avec un-e assistant-e social-e et un-e psychologue spécialisé-e-s.
Après la fin du traitement, le rythme des consultations de suivi évolue au cours du temps. Les rendez-vous sont généralement espacés de trois à six mois pendant les cinq premières années. Ils ont lieu ensuite une fois par an. Le programme peut être adapté selon les traitements réalisés.
La consultation comprend un examen clinique et, si nécessaire, un bilan d'imagerie (CT scan ou PET scan et/ou IRM).