Les connectivites

On distingue différents types de connectivites sur la base de leur présentation clinique, des organes atteints et des altérations biologiques.

Diagnostic

Les connectivites sont caractérisées par une production démesurée d'anticorps dirigés contre des éléments du corps humain (auto-anticorps). La recherche des ces auto-anticorps dans le sang est un élément important pour le diagnostic. D'un autre côté, la présence de ces auto-anticorps n'est pas synonyme de maladie. Parfois il est nécessaire de procéder à un prélèvement de tissu (biopsie).

Traitement

Le traitement est adapté selon le type de connectivite diagnostiqué et en fonction des organes atteints. Les corticostéroïdes sont souvent utilisés en première ligne. Parfois, l’ajout d’un immunosuppresseur est nécessaire. Certains patients comme ceux affectés de lupus peuvent en outre bénéficier d’un traitement par anti-malariques.

Différents types de connectivites

Le point commun des connectivites est une inflammation auto-immune d'un ou de plusieurs organes. Parfois les patients ne présentent pas d’autres symptômes que des douleurs articulaires et une fatigue. On parle alors de connectivite indifférenciée. Parfois aussi le tableau présenté empreinte les symptômes de différents types de maladies du tissu conjonctif. On parle alors de syndrome de chevauchement. Les principaux types de connectivites sont les suivants:

Le lupus érythémateux systémique

Egalement connu sous le terme de lupus disséminé, cette maladie peut provoquer une inflammation dans pratiquement tous les organes du corps humain. Cette maladie touche préférentiellement les femmes. Les causes sont encore mal établies. Cependant, on part de l’idée que différents facteurs environnementaux peuvent déclencher la maladie chez des individus génétiquement susceptibles. La plupart des patients souffrent de fatigue, de douleurs articulaires et d’une inflammation de la peau, souvent déclenchée par l’exposition au soleil. Les manifestations varient souvent d’un patient à l’autre. Parfois, la maladie s’attaque également aux reins, au système nerveux central ou à d’autres organes vitaux et nécessite alors un traitement plus agressif. La plupart des patients ont des anticorps dirigés contre le noyau des cellules.

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Le syndrome de Sjoegren

Il peut être isolé (primaire) ou accompagner un autre type de connectivite. Comme la plupart des connectivites, cette maladie touche préférentiellement les femmes. Les causes exactes demeurent inconnues à ce jour. Les patients se plaignent d’une sécheresse des muqueuses et de la peau, de douleurs articulaires et de fatigue. Parfois, la maladie peut s’attaquer aux nerfs périphériques ou aux poumons. Le traitement vise en premier lieu à diminuer la sécheresse. Le bénéfice d’un traitement immunosuppresseur de fond est encore mal établi.

La sclérodermie

La sclérose systémique ou sclérodermie est une maladie inflammatoire chronique des tissus conjonctifs et des vaisseaux sanguins. L’inflammation aboutit à un dépôt excessif de collagène dans les tissus et occasionne des troubles de la circulation sanguine. On pense que la maladie est déclenchée par plusieurs facteurs, dont certains environnementaux, chez des patients présentant une susceptibilité génétique. Les différentes causes demeurent encore mal identifiées.
La maladie se présente habituellement avec des troubles de la circulation des extrémités, surtout au froid (phénomène de Raynaud), un œdème et des ulcères des doigts, un épaississement de la peau, des douleurs articulaires et une fatigue. L’étendue de l’atteinte cutanée diffère selon le type de sclérose systémique. Les organes les plus souvent touchés par la fibrose des tissus sont l’œsophage, le poumon, le cœur et les reins. Les troubles de la circulation sanguine peuvent parfois entraîner des ulcérations du bout des doigts et une hypertension dans les vaisseaux artériels du poumon.
Cette maladie a un impact important sur la qualité de vie des patients et doit faire l’objet d’une approche multidisciplinaire. Certains traitements s’avèrent prometteurs.

Les myopathies inflammatoires

Dans ces maladies, l’inflammation touche les muscles du tronc et des extremités, généralement de manière symétrique. Ceci ce traduit par une faiblesse et des douleurs musculaires. Selon le type de myopathie inflammatoire, la peau et les poumons peuvent être atteints.

 Dernière mise à jour le 03/06/2019 à 10:46